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Réussir la transition écologique - France en commun

Le climat a besoin de l'électronucléaire

Le changement climatique menace l'avenir de la planète à très court terme, la lutte contre les émissions de GES, principalement celles de CO2, est urgente. La priorité en matière d'énergie n'est donc pas de sortir du nucléaire électrique, mais de sortir des énergies carbonées et d'utiliser tous les moyens disponibles pour cet objectif (dont le nucléaire électrique, qui est décarboné n'en déplaise à certains), en optimisant leur complémentarité dans notre mix énergétique et en minimisant leur coût pour la collectivité. La consommation électrique annuelle française est de 470 Twh (2019), décarbonée à plus de 90% avec 70% de production nucléaire, 11% d'hydraulique et 9% d'ENRi (éolien et photovoltaïque). Celles de pétrole et de gaz sont de 900 TWh et 450 TWh respectivement, qu'il va falloir remplacer progressivement par des énergies non carbonées, essentiellement de l'électricité (le reste en solaire thermique et en biomasse), produite elle-même par des procédés décarbonés. Les besoins en électricité vont de ce fait croître substantiellement malgré les mesures d'économie d'énergie, et non diminuer ou rester stables comme certains le prétendent. Le rôle de l'électricité va devenir essentiel pour la décarbonation et donc le climat. L'évaluation de l'Académie des Technologies à l'horizon 2050 se situe entre 730 et plus de 840 TWh, soit 55% à plus de 85% d'augmentation (avis du 10 mars 2021 «Perspective de la demande d'électricité d'ici 2050 », https://www.academie-technologies.fr/) A moyen terme (au minimum), on ne disposera pas de stockage de masse capable de pallier la variabilité des ENRi (éolien, PV), qui resteront donc non-pilotables. Pour répondre à la demande sociale y compris en pointe et assurer la stabilité électrique du réseau, la part des énergies pilotables puissantes (charbon, gaz, nucléaire) doit être nettement majoritaire dans le mix électrique. La seule qui soit décarbonée est l'énergie nucléaire (cf aussi l'avis de l'Académie des Sciences du 08/07/2021 "L’apport de l’énergie nucléaire dans la transition énergétique, aujourd’hui et demain" https://www.academie-sciences.fr/ ) . Le rejet du nucléaire implique obligatoirement le recours au charbon ou au gaz , qui sont tous les deux des énergies carbonées (cf l'Allemagne, avec un taux de CO2 le plus élevé d'Europe). Il faut donc décider SANS ATTENDRE d'un plan de renouvellement/développement de l'électronucléaire : - prolonger jusqu'à 60 ans la durée des centrales actuelles, avec l'accord de l'ASN pour chaque réacteur, grâce au "grand carénage" et améliorer encore la sûreté et le traitement des déchets, - investir en complément dans un plan de renouvellement progressif : lancer un EPR par an (délai de construction environ 10 ans), réacteur de 3ème génération plus sûr et plus efficace que les REP actuels (Réacteurs à Eau Préssurisée) - développer la recherche sur les réacteurs surgénérateurs de 4ème génération RNR (Réacteurs à Neutrons Rapides), avec rétablissement du programme expérimental ASTRID piloté par le CEA, et arrêter les subventions directes et indirectes (tarifs de rachat prohibitifs sur 20 ans couplés avec la priorité d'injection sur le réseau) à l'éolien et au photovoltaïque qui n'apportent plus rien en France pour la décarbonation, subventions à réorienter vers la décarbonation des transports et du chauffage, l'isolation des logements, ainsi qu'au financement d'un EPR par an.
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