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L’égalité des droits - France en commun

Immigration, un sujet à réinterroger

Pour paraphraser Georges Marchais.

La présence en France de millions de travailleurs immigrés et de membres de leurs familles, la poursuite de l'immigration posent aujourd'hui des problèmes. Il faut les regarder en face et prendre rapidement les mesures indispensables. Ce qui nous guide, c'est la communauté d'intérêts, la solidarité des travailleurs français et des travailleurs immigrés. Tout le contraire de la haine et de la rupture.

Certains prétendent que l'immigration massive de travailleurs est une nécessité, voire un bienfait du monde contemporain. Non, c'est une conséquence du régime capitaliste, de l'impérialisme. Des millions d'hommes sont contraints au cruel exil en terre étrangère, loin de leur ciel et de leur peuple, parce qu'ils n'ont pas de travail chez eux. Dans beaucoup de leurs pays, le colonialisme, le néocolonialiste, le développement inégal propre au capitalisme ont laissé des traces profondes où la lutte des classes a été annihilée par des nationalistes en tout genre. Ou bien encore les capitalistes qui dominent certains pays exportateurs de main-d'œuvre ne veulent pas ou ne peuvent pas résoudre les problèmes économiques et sociaux de leurs peuples et préfèrent tirer des profits immédiats de l'immigration, tout en affaiblissant par ces départs la classe ouvrière, qui au fond se vide pour mener la bataille dans leur propre pays ; malgré la lutte des forces les plus conscientes. Quant aux patrons et au gouvernement français, ils recourent à l'immigration massive, comme on pratiquait autrefois la traite des Noirs, pour se procurer une main-d'œuvre d'esclaves modernes, surexploitée et sous-payée. Cette main d'œuvre leur permet de réaliser des profits plus gros et d'exercer une pression plus forte sur les salaires, les conditions de travail et de vie, les droits de l'ensemble des travailleurs de France, immigrés ou non. Cette politique est contraire tant aux intérêts des travailleurs immigrés et de la plupart de leurs nations d'origine qu'aux intérêts des travailleurs français et de la France.

Dans la crise actuelle, elle constitue pour les financiers et le gouvernement un moyen d'aggraver le chômage, les bas salaires, les mauvaises conditions de travail, la répression contre tous les travailleurs, aussi bien immigrés que français. C'est pourquoi : nous devons nous interroger sur l'immigration.

Car au fond, ils contribuent à l'entrée clandestine organisée de travailleurs dépourvus de droits et soumis à une exploitation honteuse et inhumaine. Est il temps de faire un pause sur l'immigration officielle et clandestine qui subissent une crise de l’accueil et sont soumis à toutes les mafias tant qu'il n'y aura pas en Europe une authentique et réelle politique migratoire commune ? Dans le même temps, il faut naturaliser les travailleurs immigrés déjà présents en France s'il le souhaitent et stopper le regroupement familiale, maintenir et développer l'immigration étudiante, mieux contrôler les droits d'asile. Car à prêt tout, objectivement, avec un taux de natalité et de fécondité le meilleur d'Europe, l'immigration doit il être un phénomène naturel ?

Toutefois, il faut donner aux travailleurs immigrés les mêmes droits sociaux qu'à leurs camarades français. Nos propositions en ce sens sont les plus avancées qui soient.

Il faut instituer un nouvel ordre économique et politique mondial basé sur la coopération. Il faut une coopération fondée non sur les exigences de profits des multinationales et sur des conceptions colonialistes, mais sur des rapports équitables gagnants-gagnants correspondant en priorité aux besoins d'emploi et de développement de la France et des peuples d'autres pays. Cette question ne peut être ignorer.

Il faut résoudre d'importants problèmes posés dans la vie locale française par l'immigration. En effet, les immigrés dans de nombreuses communes sont rejetés et concentrer dans certaines villes, et surtout dans les villes dirigées par les communistes. Ainsi se trouvent entassés dans ce qu'il faut bien appeler des ghettos où les centres sociaux et des travailleurs migrants sont concentrés, des travailleurs et des familles aux traditions, aux langues, aux façons de vivre différentes qui parfois viennent du milieu paysans et sont dépourvus d'instruction. Cela crée des tensions, et parfois des heurts entre immigrés des divers pays. Cela rend difficiles leurs relations avec les citoyens qui ne comprennent pas par exemple la laïcité.

Quand la concentration devient très importante — ce qui n'a rien à voir, soit dit au passage, avec la notion non scientifique et raciste d'un prétendu « seuil de tolérance » dont nous ne parlons jamais — la crise du logement s'aggrave ; les logement bon marché font cruellement défaut et les marchands de sommeil profite de cette situation.

Les charges d'aide sociale nécessaire pour les familles immigrées plongées dans la misère deviennent insupportables pour les budgets des communes. L'enseignement est incapable de faire face, certaines familles plus fortunés scolarisent leurs enfants dans les établissements privés et les retards scolaires augmentent chez les enfants, tant immigrés que français dans les établissements publics où se concentrent toutes les difficultés. Les narcotraficants profitent de ses difficultés pour développer leurs business et diffuser leur narcoculture. Les identitaristes profitent de ses difficultés pour développer leurs thèses chauvines et fracturer la société.

Bref, les communes communistes sont seuls solidaires, dépasse largement leur part de solidarité pour des département ou des régions.

Les élus communistes, dans le cadre de leurs droits et de leurs moyens, multiplient les efforts pour résoudre ces problèmes difficiles au bénéfice de tous. Mais la cote d'alerte est atteinte : il n'est plus possible de trouver des solutions suffisantes si on ne met pas fin à la situation intolérable que la politique raciste du patronat et du gouvernement a créée en réduisant leurs moyens et en les laissant seul face à des problèmes nationaux.

C'est pourquoi nous exigeons une répartition équitable des travailleurs immigrés entre toutes les communes. Parler à ce propos d'électoralisme, c'est nous faire injure. Nous sommes juste humain et nous ne pouvons nous résoudre à voir la misère sans y apporter notre aide. Notre position ne date pas d'aujourd'hui. Les maires communistes de la région parisienne et les élus communistes de Paris ont toujours adopté, la déclaration dénonçant la concentration des travailleurs immigrés dans certaines villes et demandant une répartition équilibrée. Si elles avaient été appliquées par le pouvoir, ces mesures, pour lesquelles nous n'avons cessé de lutter, auraient permis d'éviter les difficultés actuelles.

Encore un mot sur le racisme. Rien ne nous est plus étranger que ce préjugé antiscientifique, inhumain, immoral. Non, il n'existe pas de races d'élite et de races inférieures.

Ne partagez-vous pas l'indignation qui nous soulève quand nous considérons les activités malfaisantes des passeurs, des trafiquants, des marchands de sommeil qui entassent des immigrés dans des conditions violant toutes les règles d'hygiène, de sécurité, de voisinage et que certains laissent comme à Marseille sans entraves comme les négriers d'autrefois ? La bataille des idées nous a permis de faire évoluer les conscience sur ce sujet et il est à l'actif des communistes. Il faut le dire clairement, ce sont des délinquants qu'il faut réprimer sans aucune pitié.

Tout ce que la morale humaine réprouve avec force, l'inégalité, l'injustice, le mépris, la cruauté, nous le repoussons, nous le combattons. C'est pourquoi, dans les entreprises et les cités, nous invitons les travailleurs immigrés et français non pas à se combattre entre eux, non pas à chercher des différences mais à unir leurs forces contre leurs vrais ennemis communs, les exploiteurs et ceux qui les servent. Nous les appelons à tracer ensemble le sillon sans renier l'histoire de chacun, à l'élargir sans cesse, pour libérer tous les hommes et toutes les femmes de la servitude et de la haine. C'est le sens de notre lutte pour la justice.

De très nombreux prolétaires musulmans aujourd'hui stigmatisé la comprennent et la soutiennent. Ses prolétaires sont à la fois stigmatisés par la droite extrême et l'extrême droite qui voudraient qu'ils abandonnent leur croyance, mais aussi par des impérialistes musulmans qui voudraient leurs imposer leurs normes moyenâgeuses. Alors que les chiffres montrent qu'il s'intègrent parfaitement à la société française.

Nous déplorons que l'immigration soit au cœur d'une opération politicienne qui prend les immigrés comme prétexte et ne peut en définitive que leur nuire et en particulier les immigrés de confession musulmane.

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    antoinesavagnier valide l'idée
    a écrit : Immigration, un sujet à réinterroger 2020-11-23 22:15:04 +0100
    Il y a une crise de l’accueil. Premièrement, on accueille tous les migrants qui dorment dehors dans des centres d’hébergements adaptés, sécurisé et dignes. On recense leur situation rapidement. Ceux qui ont le droit d’asile obtiennent une carte de séjour longue durée qu’on essaye de répartir comme en Allemagne sur le territoire. Les autres, on les renvoie dans leur pays, chez eux.

    L Allemagne n’est pas la France. La France reconnaît le droit du sol en plus du droit du sang alors que l’Allemagne a modifié le droit du sang seulement en 2000 avec des conditions très strict. Il y a la Blue cards pour les étrangers hautement qualifiés en Allemagne ce qui n’existe pas en France. La double nationalité existe seulement depuis 2014 de manière très encadré. Et il avait un solde migratoire quasi nul de 1995 à 2010. L’Allemagne va connaître une baisse démographique importante dans les prochaines années en raison d’un faible taux de natalité.

    Pour le cas syrien, en Allemagne, des camps de réfugiés ont connu beaucoup d’incident. Toutefois, ils gèrent mieux l’organisation des demandeurs d’asile et leur accueil. Attention car après l’accueil des syriens, la politique allemande est maintenant de plafonner les demandeurs d’asile et en gros de ne plus accueillir.

    L’organisation des demandeurs d’asile par les allemands : Pour les demandeurs d’asile, la première ville allemande où il arrive, un réfugié reçoit une première aide dans une « institution de premier accueil ». À la suite de ce premier accueil, les demandeurs d’asile sont affectés au Land (région) qui les accueillera. Des voyages en bus ou en trains sont organisés pour se rendre vers ce land. À l’intérieur de son land d’affectation, le demandeur est réaffecté dans les différentes organisations, des sous-unités administratives appelées districts (canton).

    Il est vrai qu’en France, on devrait s’en inspirer.

    Pour ce qui est de la France, la situation n’est pas la même que l’Allemagne. Nous sommes un pays qui accueille depuis longtemps où 40% de la population à des origines étrangères, 20% en Allemagne. On pourrait accueillir mieux et plus dignement les demandeurs d’asile qu’actuellement.

    Pour l’immigration officielle, il faut déjà augmenter les moyens humains pour les actions du ministère de l’intérieur pour traitement humainement et dans des délais raisonnable ceux qui en font la demande d’asile. Il y a aussi à travailler de manière humaine au raccompagnement des personnes qui n’ont pas d’autorisations à s’installer sur le territoire.

    Pour le reste, l’immigration, ce ne sont pas seulement des demandeurs d’asile.

    Dans la situation actuelle et avec la crise du logement, il faudrait démultiplier les visas pour étudiants étrangers et freiner les règles de visas économiques et le regroupement familiale où 66% des français sont pour favorable à modifier les critères du regroupement familiale.
    lzagorac valide l'idée
    a écrit : Immigration, un sujet à réinterroger 2020-11-23 00:51:18 +0100
    Tout cela ne dit tjs pas comment, concrètement, “faire une pause sur l’immigration officielle et clandestine” tout en respectant les droits humains.
    En l’occurrence, le droit international oblige l’état à faire ce que font SOS Méditerranée et Cédric Herrou.

    Mais l’état se défausse : 0 sauvetage de migrants effectué par les CROSS en Méditerranée alors que leur métier/devoir est le sauvetage en mer. Et le pire est que ce n’est pas un manque de moyens mais une volonté politique délibérée.

    Même si ce n’est pas encore qualifié comme tel, cette politique du mur d’eau appliqué en Méditerranée et en mer des Comores relève selon moi du crime contre l’humanité.

    Le devoir du parti communiste au pouvoir est donc de remettre la France dans le droit chemin, cad dans le respect du droit international qui nous oblige à mettre nos navires de sauvetage au boulot. Comme les Restos du Cœur, SOS Méditerranée ne devrait pas exister.

    Droit chemin aujourd’hui tenu par l’Allemagne qui, après avoir recueilli 1 million de réfugiés en 2015, a une économie et une population en meilleure santé que le reste de L’UE.

    Comme quoi le problème n’est pas l’immigration mais l’organisation de la société et les choix politico-économiques effectués.

    RENOUONS AVEC L’HUMAIN D’ABORD ET L’ACCUEIL INCONDITIONNEL !!!
    antoinesavagnier valide l'idée
    a écrit : Immigration, un sujet à réinterroger 2020-11-19 02:19:38 +0100
    Le respect de la Charte des Nations unies et le respect du droit humanitaire doivent être notre boussole : L’humain d’abord. On est d’accord. Le droit humanitaire concerne des personnes qui fuient la guerre. Je le répète "Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté et de l’égalité qui n’a pas atteint aux droits de l’homme et à la liberté de conscience " a le droit à l’asile. Cela ne se discute pas. La mauvaise gestion du cas syrien en est un exemple en France et au niveau Européen. Toutefois, dans ce cas, il est légitime de refuser le droit d’asile à des personnes ayant participer à des groupes djihadistes même s’ils sont persécutés par Bachard Al Assad.

    Il faut lutter contre la traite d’être humain et les mafias qui organisent l’immigration clandestine qui envoie à la mort des migrants dans la méditerranée. Donc en amont. Et les actions de SOS Méditerranée de sauvetage en haute mer, ou des actions de Cédric HERROU ne sont pas à discuter.

    Mais ce n’est pas de cela dont il est question. On a accordé des visas économiques à des étrangers sur des métiers sous tensions comme agents d’entretien des locaux (y compris ATSEM), aides à domicile, restauration, employés de libre service magasins car on refuse d’augmenter les salaires ou améliorer les conditions de travail de ce type d’emplois soit 250 000 étrangers depuis 2007. Sans compter les travailleurs détachés. De plus, ce sont 1 133 511 d’étrangers par le regroupement familiale depuis 2007 alors que nous avons de gros problèmes de logement dans les métropoles en particulier dans l’habitat privé ce qui favorise les marchands de sommeil, que le logement social est saturé. Accueillir une population plus grande que le nombre d’habitant à Marseille tous les 10 ans alors que la population ne diminue pas par la démographie est un réel problème à prendre en compte.
    lzagorac valide l'idée
    a écrit : Immigration, un sujet à réinterroger 2020-11-18 20:23:21 +0100
    Le respect de la Charte des Nations unies et le respect du droit humanitaire doivent être notre boussole : L’humain d’abord.

    On ne le répétera jamais assez : aucune mesure administrative ne découragera celle ou celui qui a pris la décision de migrer. Plusieurs décennies de durcissement administratif n’aboutissent qu’à nier les droits fondamentaux des arrivants, ou plutôt des survivants (plus de 20 000 morts depuis 2014 en Méditerranée).

    Il faut des citoyens courageux comme celles et ceux de SOS Méditerranée, qui se battent pour sauver des réfugiés quand les Etats refusent d’assumer leurs devoir et le droit maritime le plus basique, comme Cédric HERROU qui oppose avec succès la Fraternité et gagne la reconnaissance de son principe universel par la République. Ils sont criminalisés et appelés “passeurs” par des gouvernements ignobles qui doivent être combattus sans relâche.

    Même si ce n’est pas à ce jour reconnu comme tel, la politique des murs, qu’ils soient solides ou maritimes, relève selon moi du crime contre l’humanité : choix délibéré de laisser les gens se noyer pour lutter contre un soi-disant “appel d’air”, traque systématique des survivants, enfermement dans des CRA dans lesquels quasi personne n’a accès, puis expulsion manu militari s’il le faut.

    Le PCF ne peut pas et ne doit pas se mouiller dans l’accompagnement de cette négation de nos valeurs fondamentales.
    antoinesavagnier valide l'idée
    a écrit : Immigration, un sujet à réinterroger 2020-11-18 13:29:11 +0100
    Il est dit : “Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes doit être respecté, y compris lorsque ses dirigeants sont des salopards.” Cette phrase est un non sens car les peuples ne peuvent pas disposer d’eux même et être respecté si des salopards leur prive de leurs droits. Est ce à dire que nous devons fermenter des Coup d’Etat et imposer de l’extérieur des dirigeants comme en Côte d’Ivoire par exemple ou comme les Etats-Unis le font régulièrement en Amérique latine. La réponse est Non.

    Lorsque Cuba a aidé le MPLA en Angola, c’est un soutien et non un droit d’ingérence. Il ne faut pas confondre soutien et sanction avec la mise en œuvre de moyens militaires au service du droit d’ingérence humanitaire et du changement de régime (dit autrement au nom de la morale civilisatrice des droits de l’homme et des valeurs de l’occident) qui n’est qu’au fond la justification du colonialisme européen.

    Toutefois, là encore, il ne faut pas être trop manichéen avec d’un côté un occident impérialiste et de l’autre des peuples et leurs dirigeants opprimés. Il y a des coresponsabilité. Les gouvernements occidentaux défendant le capitalisme qui au fil du temps s’est financiarisé ont leur part mais les autorités locales de certains pays ont toute leur part. Les partis Baas n’ont pas eu besoin des occidentaux pour virer dans le nationalisme le plus autoritaire en expurgeant au fil des années la justice sociale, la lutte des classes, la laïcité, la liberté individuelle et la coopération. Et Hafez el-Assad n’a pas eu besoin des occidentaux pour orchestrer un coup d’Etat contre Salah Jedid. Tout comme Saddam Hussein s’est débarrassé du vieillissant Ahmed Hassan Al Bakr. Tout comme le FLN en Algérie qui a interdit le parti communiste dès 1963 (de la même manière que l’avait fait le gouvernement de Vichy) laissant de fait les masses populaires être travaillé profondément par les islamistes.

    Lorsque l’on dit qu’il faut aider le YPG face à l’Etat islamique, nous faisons pas du droit d’ingérence mais de la lutte internationaliste c’est à dire de défendre des programmes politiques et des intérêts sociaux en faveur de la justice sociale et la liberté par-delà les frontières. Tout comme nous le faisons pour les droits des femmes en Pologne. Après, tout dépend de degré de résistance qu’il faut avoir.

    Et si nous avons le pouvoir, il faudra sanctionner en ne coopérant pas ou en étant dur (sans intervenir directement militairement) avec ceux qui ne respectent pas le peuple à disposer d’eux même et aider ceux qui souhaitent défendre la justice sociale et l’émancipation humaine.
    lzagorac valide l'idée
    a écrit : Immigration, un sujet à réinterroger 2020-11-17 20:30:09 +0100
    Contribuer à ce que les populations restent en place OK, mais cela ne peut pas se faire par le jugement péremptoire d’un Etat occidental développé. Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes doit être respecté, y compris lorsque ses dirigeants sont des salopards. Nier ce principe essentiel en matière de décolonisation a produit le “droit d’ingérence” cher à Bernard Kouchner.

    Cela a justifié la guerre en Lybie contre l’horrible Khadafi qui voulait décimer une ville entière, nous a-t-on dit. Sauf qu’il ne l’a jamais fait. Alors bien sur on peut dire beaucoup de choses de Khadafi, et notamment qu’il n’était pas un démocrate. Mais le procès d’intention a justifié son meurtre suite à une invasion qui a coupé durablement le pays en deux en plus de rapprocher Daech de la France.
    Le “remède” s’est avéré 10 fois pire que le “mal” et est source de nombre de migrations aujourd’hui suite à déstabilisation de l’ensemble de la région sahélienne.

    Et c’est la même chose en Syrie : contre le salaud d’Assad il fallait agir, il y avait devoir d’ingérence. Résultat la Syrie est devenue le terrain de jeu de toutes les puissances qui cherchent à tirer profit de sa désagrégation. Et là encore, suite à l’irresponsabilité de puissances dominantes (dont la France) terroristes d’une part et réfugiés d’autres part pullulent et se répandent.
    Une seule armée étrangère est légalement présente en Syrie : l’armée Russe. Et cela sur un principe simple : c’est Assad qui l’a appelée. C’est cela le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes : le pouvoir légal (pas forcément joli-joli mais légal) appelle qui il veut à la rescousse. Mais cela ne signifie pas pour autant que les dictateurs peuvent faire tout et n’importe quoi : le Conseil de sécurité peut donner mission à un pays (ou une coalition de pays) d’agir pour rétablir le droit. Or, la France (et les autres puissances avec) n’est pas mandatée en ce sens. La politique de la canonnière produit le chaos.

    Pour conclure je réitère : on ne stoppe pas l’immigration par des mesures administratives. En revanche, comme l’exprime si bien le film “la 25ème Heure” de Spike Lee, on n’échappe pas aux conséquences de ses actes. Immigration massive et terrorisme ne sont que la monnaie de la mauvais pièce que nous jouons au monde. Changeons avant qu’il ne soit trop tard.
    antoinesavagnier valide l'idée
    a écrit : Immigration, un sujet à réinterroger 2020-11-17 16:42:24 +0100
    Il faut interdire tout visa et des sanctions économiques au gouvernement qui pille leur Etat, détruise leur pays, développe la corruption, réduise à néant tout développement, souvent par des politiques autoritaires et sont incapables d’avoir un État civil qui fonctionne et qui recense sa population. Les Narco État existent. Développer des bonnes relations avec ce type de pays s’appellent d’ailleurs la France Afrique et entre dans le cadre du néo-impérialistes. Les communistes ont le devoir de ne pas travailler avec ce type de pays, d’encourager et aider les formations politiques qui œuvrent à la justice sociale, l’amélioration de leur État et au développement de leur pays. Cela peut être par l’asile si des individus sont menacés mais ce ne peut pas être en laissant le départ des forces vives travailleuses et intellectuels de leur pays pour des raisons économiques. Cuba et d’autres pays socialistes n’ont pratiquement jamais faciliter le départ de leur population malgré de nombreux embargos et leurs difficultés économiques. En revanche, lorsque les populations font tomber ce type d’État, il faut travailler à des accords gagnant gagnant de coopération. Il ne faut pas encourager un gouvernement qui laisse partir sa population, ferme les yeux sur la traite de migrants qui voit des enfants se noyer en Méditerranée.
    lzagorac valide l'idée
    a écrit : Immigration, un sujet à réinterroger 2020-11-17 15:20:22 +0100
    “Si le pays ne coopère pas, il faut interdire tout visa et des sanctions économiques”
    Je suis désolé mais cela me semble :
    - impérialiste : de quel droit imposerions-nous nos critères à un pays tiers ?
    - inhumain : des dizaine et des dizaines de milliers continuerons de se noyer dans la la Méditerranée et en mer des Comores (Merci Visa Balladur).

    Oui, sortons de l’idée manichéenne que l’immigration est bonne ou mauvais car ce n’est pas la question. Elle est un fait. Elle est un fait qu’à moins d’un gouvernement mondial nous ne pourrons pas empêcher. Il s’agit donc de la gérer au mieux, et d’abord en respectant le devoir d’asile que nous imposent les textes signés par la France.
    antoinesavagnier valide l'idée
    a écrit : Immigration, un sujet à réinterroger 2020-11-16 17:18:21 +0100
    L’idée est de sortir de cette idée manichéenne pour ou contre l’immigration. La question n’est pas de dire qu’il n’y aura plus d’immigration ou de rejeter toute forme d’immigration, cela n’est pas le propos et cela ne correspond pas à l’histoire de l’humanité. Toutefois, on peut réfléchir à la maîtriser et faire la différence par exemple entre un séjour et une installation, également considérer qu’il faut “déssentialiser” l’immigration qui n’est en soi ni bonne, ni mauvaise.

    Je reprend la phrase “Certains prétendent que l’immigration massive de travailleurs est une nécessité, voire un bienfait du monde contemporain”. On n’a le droit de sortir de cette façon de concevoir le monde.

    Je ne reviens pas sur les conséquences du régime capitaliste, de l’impérialisme, du réchauffement climatique où des millions d’hommes sont contraints au cruel exil en terre étrangère, loin de leur ciel et de leur peuple, parce qu’ils n’ont pas de travail chez eux.

    Toutefois, entre temps, jusqu’à ce que les hommes ne seront plus contraints, lorsqu’il n’y a pas eu de changement profond du système économique, nous devons maîtriser la situation. La question est plutôt : Est ce qu’aujourd’hui, il y a une nécessité à l’immigration en France ? Démographiquement, on peut considérer que non ce qui n’est pas le cas d’autres pays européens. Sur la question de l’emploi, on peut considérer que pour les métiers sous tension cela favorise le patronat et cela désinvestit l’Etat de certains secteurs à bas salaires et ou à ne pas augmenter les conditions de travail, ou investir dans de meilleurs équipements. La réponse peut être aussi oui car des pays en voie de développement ont besoin de gens formés, techniciens et d’ingénieurs, d’intellectuels et qui n’ont pas les capacités à les former sur place à un niveau qui leur permet de répondre aux taches à résoudre. Pour cela, il convient de favoriser une immigration plutôt étudiante plutôt qu’une autre d’ordre économique et familiale.

    Pour le droit d’asile, l’actualité récente nous le prouve et on voit qu’à partir de la constitution de 1958 :" Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d’asile", on peut interpréter la situation de différentes manières et des juges le font. On pourrait y ajouter des critères pour les personnes persécutées comme la non atteinte aux droits de l’homme et une action en faveur de l’égalité dans cette phrase.

    Maîtriser l’immigration? Par quel moyens ? Car apparemment, c’est impossible. Pour l’immigration officielle, il faut déjà augmenter les moyens humains pour les actions du ministère de l’intérieur pour traitement humainement et dans des délais raisonnable ceux qui en font la demande. Sinon, cela se fait par des visas ou le droit d’asile. Beaucoup de choses ont été faite sur les visas comme le fait pour les étrangers qui sont amenés à venir fréquemment en Europe pour des raisons familiales ou professionnelles et qui respectent leurs obligations et devoirs et qui ne menace pas la sécurité intérieur d’être dispensés des contrôles habituels et bénéficier d’une procédure allégée. En revanche, lorsque la fraude documentaire à l’état civil est courante dans certains pays, il faut établir des contrôle très stricte, voir des interdiction et des sanctions. Lorsque l’entrée en France a été refusée, l’étranger doit être renvoyé soit dans son pays d’origine par un retour volontaire et forcé après plusieurs rappels qui ne peut excédé un an, s’il résulte de l’examen de sa demande qu’il n’y court pas de risque, soit, dans le cas contraire, vers un pays d’accueil dans lequel il pourra être légalement admis.
    De plus, on peut avec les moyens numériques actuels permettre à une personne de demander un visa mais aussi l’asile directement par internet de n’importe quel endroit avec une réponse dans les 6 mois. Il faudrait supprimer la demande du droit d’asile à l’entrée du territoire français afin de supprimer ses centres de rétention inhumanisante. Il convient d’en finir avec le réglement de Dublin et d’accueillir dignement ceux qui font une demande légitime de droit d’asile, de ne pas accorder le droit d’asile qui ne prête pas à l’interprétation c’est à dire à "Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté et de l’égalité qui n’a pas atteint aux droits de l’homme et à la liberté de conscience " et de renvoyer les déboutés dans des pays sûrs après un examen qui ne doit pas excédé un an.

    On doit punir sévèrement les trafiquants d’être humains et les employeurs d’immigrés irréguliers s’apparentant à une nouvelle traite d’être humains.
    Il faut faire en sorte que toute personne entrée en situation irrégulière sans titre de séjour ne pourra pas ouvrir de comptes bancaires, ou en bloquant ses comptes bancaires s’il n’a pas respecté les rappels aux retours volontaires. Il lui sera interdit le transfert d’argent par des fonds type western Union et n’aura aucun accès à service public sauf en cas de maladie après examen d’un médecin. De plus, on peut légitiment exiger que les frais médicaux qui ne relèvent pas de l’urgence, devront être remboursé par le pays d’origine.

    Dans la situation actuelle, on peut démultiplier les visas pour étudiants étrangers et freiner les règles de visas économiques, le regroupement familiale où 66% des français sont pour favorable à modifier les critères du regroupement familiale. On pourrait modifier par exemple les critère de ressources pour le regroupement familiale en moyenne par exemple à 2 Smic pour une famille avec un enfant dans les métropole et le maintenir à un SMIC dans les villes où il n’y a pas de tensions sur le marché du logement. On sait que cette condition dans le regroupement familiale favorise les marchands de sommeil et ne permet pas de vivre dignement dans les métropoles. De plus, on peut considérer que la procédure légale doit s’appliquer de la même manière aux Algériens qui ont des dispositions qui datent de 1968 et qui font qu’ils ont un régime d’exception qui n’a pu lieu d’être.

    Pour tout mineur étranger isolés de moins de 18 ans en situation irrégulière, il doit être prise en charge et sous tutelle de l’aide sociale à l’enfance qui devra retrouver ses parents dans son pays d’origine ou être placé dans une structure d’aide à l’enfance dans son pays d’origine s’il n’a pas de parents ou s’il n’a pas de papiers. S’il a commis des actes et délits de droit commun encourant de la prison ferme, il faudra le renvoyer dans son pays d’origine.

    Si le pays ne coopère pas, il faut interdire tout visa et des sanctions économiques.
    lzagorac valide l'idée
    a écrit : Immigration, un sujet à réinterroger 2020-11-15 19:35:24 +0100
    Je ne suis pas d’accord du tout avec cette proposition, tout simplement parce qu’elle n’est pas réalisable.
    Concrètement, comment “faire une pause sur l’immigration officielle et clandestine”? C’est ce que tous les gouvernements s’évertuent de faire depuis des décennies en durcissant toujours plus les conditions de l’accueil, au point d’en arriver à nier les fondements du devoir d’asile, au point de fermer les centres d’accueil et d’obliger les réfugiés à devenir des SDF sans droits, au point d’amener les policiers à pourrir leurs tentes, vêtements et nourriture au gaz lacrymogène… en pure perte l’échec est total : les réfugiés restent et d’autres continuent d’affluer.
    La réalité est qu’il n’y a pas de moyen de stopper ce phénomène à court ou moyen terme. Et il faudrait en finir avec la prédation capitaliste planétaire pour réussir à le stopper sur le long terme. Et c’est là un véritable objectif du communisme.
    Bien sûr que nos camarades ne sont pas racistes, bien sûr que le camarade qui a écrit cette proposition n’est pas raciste. En revanche il se fourvoie comme nos gouvernants depuis des décennies s’il s’imagine que des décisions administratives peuvent stopper l’émigration. L’émigration, aussi vieille que l’humanité, est partie prenante de la condition humaine. Homo-Sapiens est né en Afrique et a colonisé le monde. Ensuite les brassages de populations n’ont jamais cessé. Ils sont naturels et nécessaires, car les migrants sont un apport de sang neuf et d’idées nouvelles pour la communauté établie.
    En conclusion je dirai que plutôt que de chercher à fermer nos frontières et à faite de la Méditerranée un cimetière géant, accompagnons le mouvement en retrouvant notre devoir d’accueil. Cela passe bien par une répartition sur l’ensemble du pays (et L’UE) comme le propose le camarade.
    antoinesavagnier valide l'idée
    a publié une idée Immigration, un sujet à réinterrogerL’égalité des droits 2020-11-15 02:52:27 +0100

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