PARTAGER

L’égalité des droits - France en commun

Immigration, un sujet à réinterroger

Pour paraphraser Georges Marchais.

La présence en France de millions de travailleurs immigrés et de membres de leurs familles, la poursuite de l'immigration posent aujourd'hui des problèmes. Il faut les regarder en face et prendre rapidement les mesures indispensables. Ce qui nous guide, c'est la communauté d'intérêts, la solidarité des travailleurs français et des travailleurs immigrés. Tout le contraire de la haine et de la rupture.

Certains prétendent que l'immigration massive de travailleurs est une nécessité, voire un bienfait du monde contemporain. Non, c'est une conséquence du régime capitaliste, de l'impérialisme. Des millions d'hommes sont contraints au cruel exil en terre étrangère, loin de leur ciel et de leur peuple, parce qu'ils n'ont pas de travail chez eux. Dans beaucoup de leurs pays, le colonialisme, le néocolonialiste, le développement inégal propre au capitalisme ont laissé des traces profondes où la lutte des classes a été annihilée par des nationalistes en tout genre. Ou bien encore les capitalistes qui dominent certains pays exportateurs de main-d'œuvre ne veulent pas ou ne peuvent pas résoudre les problèmes économiques et sociaux de leurs peuples et préfèrent tirer des profits immédiats de l'immigration, tout en affaiblissant par ces départs la classe ouvrière, qui au fond se vide pour mener la bataille dans leur propre pays ; malgré la lutte des forces les plus conscientes. Quant aux patrons et au gouvernement français, ils recourent à l'immigration massive, comme on pratiquait autrefois la traite des Noirs, pour se procurer une main-d'œuvre d'esclaves modernes, surexploitée et sous-payée. Cette main d'œuvre leur permet de réaliser des profits plus gros et d'exercer une pression plus forte sur les salaires, les conditions de travail et de vie, les droits de l'ensemble des travailleurs de France, immigrés ou non. Cette politique est contraire tant aux intérêts des travailleurs immigrés et de la plupart de leurs nations d'origine qu'aux intérêts des travailleurs français et de la France.

Dans la crise actuelle, elle constitue pour les financiers et le gouvernement un moyen d'aggraver le chômage, les bas salaires, les mauvaises conditions de travail, la répression contre tous les travailleurs, aussi bien immigrés que français. C'est pourquoi : nous devons nous interroger sur l'immigration.

Car au fond, ils contribuent à l'entrée clandestine organisée de travailleurs dépourvus de droits et soumis à une exploitation honteuse et inhumaine. Est il temps de faire un pause sur l'immigration officielle et clandestine qui subissent une crise de l’accueil et sont soumis à toutes les mafias tant qu'il n'y aura pas en Europe une authentique et réelle politique migratoire commune ? Dans le même temps, il faut naturaliser les travailleurs immigrés déjà présents en France s'il le souhaitent et stopper le regroupement familiale, maintenir et développer l'immigration étudiante, mieux contrôler les droits d'asile. Car à prêt tout, objectivement, avec un taux de natalité et de fécondité le meilleur d'Europe, l'immigration doit il être un phénomène naturel ?

Toutefois, il faut donner aux travailleurs immigrés les mêmes droits sociaux qu'à leurs camarades français. Nos propositions en ce sens sont les plus avancées qui soient.

Il faut instituer un nouvel ordre économique et politique mondial basé sur la coopération. Il faut une coopération fondée non sur les exigences de profits des multinationales et sur des conceptions colonialistes, mais sur des rapports équitables gagnants-gagnants correspondant en priorité aux besoins d'emploi et de développement de la France et des peuples d'autres pays. Cette question ne peut être ignorer.

Il faut résoudre d'importants problèmes posés dans la vie locale française par l'immigration. En effet, les immigrés dans de nombreuses communes sont rejetés et concentrer dans certaines villes, et surtout dans les villes dirigées par les communistes. Ainsi se trouvent entassés dans ce qu'il faut bien appeler des ghettos où les centres sociaux et des travailleurs migrants sont concentrés, des travailleurs et des familles aux traditions, aux langues, aux façons de vivre différentes qui parfois viennent du milieu paysans et sont dépourvus d'instruction. Cela crée des tensions, et parfois des heurts entre immigrés des divers pays. Cela rend difficiles leurs relations avec les citoyens qui ne comprennent pas par exemple la laïcité.

Quand la concentration devient très importante — ce qui n'a rien à voir, soit dit au passage, avec la notion non scientifique et raciste d'un prétendu « seuil de tolérance » dont nous ne parlons jamais — la crise du logement s'aggrave ; les logement bon marché font cruellement défaut et les marchands de sommeil profite de cette situation.

Les charges d'aide sociale nécessaire pour les familles immigrées plongées dans la misère deviennent insupportables pour les budgets des communes. L'enseignement est incapable de faire face, certaines familles plus fortunés scolarisent leurs enfants dans les établissements privés et les retards scolaires augmentent chez les enfants, tant immigrés que français dans les établissements publics où se concentrent toutes les difficultés. Les narcotraficants profitent de ses difficultés pour développer leurs business et diffuser leur narcoculture. Les identitaristes profitent de ses difficultés pour développer leurs thèses chauvines et fracturer la société.

Bref, les communes communistes sont seuls solidaires, dépasse largement leur part de solidarité pour des département ou des régions.

Les élus communistes, dans le cadre de leurs droits et de leurs moyens, multiplient les efforts pour résoudre ces problèmes difficiles au bénéfice de tous. Mais la cote d'alerte est atteinte : il n'est plus possible de trouver des solutions suffisantes si on ne met pas fin à la situation intolérable que la politique raciste du patronat et du gouvernement a créée en réduisant leurs moyens et en les laissant seul face à des problèmes nationaux.

C'est pourquoi nous exigeons une répartition équitable des travailleurs immigrés entre toutes les communes. Parler à ce propos d'électoralisme, c'est nous faire injure. Nous sommes juste humain et nous ne pouvons nous résoudre à voir la misère sans y apporter notre aide. Notre position ne date pas d'aujourd'hui. Les maires communistes de la région parisienne et les élus communistes de Paris ont toujours adopté, la déclaration dénonçant la concentration des travailleurs immigrés dans certaines villes et demandant une répartition équilibrée. Si elles avaient été appliquées par le pouvoir, ces mesures, pour lesquelles nous n'avons cessé de lutter, auraient permis d'éviter les difficultés actuelles.

Encore un mot sur le racisme. Rien ne nous est plus étranger que ce préjugé antiscientifique, inhumain, immoral. Non, il n'existe pas de races d'élite et de races inférieures.

Ne partagez-vous pas l'indignation qui nous soulève quand nous considérons les activités malfaisantes des passeurs, des trafiquants, des marchands de sommeil qui entassent des immigrés dans des conditions violant toutes les règles d'hygiène, de sécurité, de voisinage et que certains laissent comme à Marseille sans entraves comme les négriers d'autrefois ? La bataille des idées nous a permis de faire évoluer les conscience sur ce sujet et il est à l'actif des communistes. Il faut le dire clairement, ce sont des délinquants qu'il faut réprimer sans aucune pitié.

Tout ce que la morale humaine réprouve avec force, l'inégalité, l'injustice, le mépris, la cruauté, nous le repoussons, nous le combattons. C'est pourquoi, dans les entreprises et les cités, nous invitons les travailleurs immigrés et français non pas à se combattre entre eux, non pas à chercher des différences mais à unir leurs forces contre leurs vrais ennemis communs, les exploiteurs et ceux qui les servent. Nous les appelons à tracer ensemble le sillon sans renier l'histoire de chacun, à l'élargir sans cesse, pour libérer tous les hommes et toutes les femmes de la servitude et de la haine. C'est le sens de notre lutte pour la justice.

De très nombreux prolétaires musulmans aujourd'hui stigmatisé la comprennent et la soutiennent. Ses prolétaires sont à la fois stigmatisés par la droite extrême et l'extrême droite qui voudraient qu'ils abandonnent leur croyance, mais aussi par des impérialistes musulmans qui voudraient leurs imposer leurs normes moyenâgeuses. Alors que les chiffres montrent qu'il s'intègrent parfaitement à la société française.

Nous déplorons que l'immigration soit au cœur d'une opération politicienne qui prend les immigrés comme prétexte et ne peut en définitive que leur nuire et en particulier les immigrés de confession musulmane.

Soutenez-vous cette idée ?

Pour publier, vous devez être connecté
connectez-vous ou inscrivez-vous

    antoinesavagnier valide l'idée
    a écrit : Immigration, un sujet à réinterroger 2021-04-30 16:08:58 +0200
    De plus, on constate que 95% des déboutés du droit d’asile reste en France. La solution serait que les demandes de droit d’asile se fasse sur place au consulat de France ou dans un pays tiers et non plus arrivé en France.

    Il n’y a aucune raison démographique, ni économique actuellement pour avoir une politique favorable à l’immigration en particulier pour les immigrés déjà sur place et ceux récemment naturalisés. En sachant que 20% des étrangers en situation régulière sont au chômage soit 1 million et 320000 au RSA sur 4,9 millions d’étrangers.
    antoinesavagnier valide l'idée
    a écrit : Immigration, un sujet à réinterroger 2021-04-29 19:57:16 +0200
    La ligne du PCF sur cette question fut remanié en 1996. Puis la ligne des refondateurs sur cette question l’a emporté au fur et à mesure. Gisèle Moreau disait à l’époque de manière prémonitoire. «Dire: "il n’y a pas de problème de l’immigration, c’est jeter les gens dans les bras de Le Pen».

    25 ans plus tard, c’est ce qu’il s’est passé.

    L’exemple du Danemark doit nous interrogé. Malgré son gouvernement social-démocrate, le Danemark est devenu un des pays d’Europe à la politique d’immigration la plus restrictive avec une politique d’intégration sociales très incitative.

    Les conditions de regroupement familial ses sont durcies, le droit d’asile mieux encadré. Les personnes ayant été condamnées à de la prison, même avec sursis, seront désormais exclues de l’accès à la citoyenneté danoise. Pour les candidats à la naturalisation, il faut n’avoir aucune condamnation, même avec sursis, avoir assuré sa subsistance pendant au moins trois ans et demi.

    La part de la population d’origine « non-occidentale » dans chaque quartier ne doit pas dépasser 30 % d’ici dix ans. Crèche obligatoire dans ses quartiers pour les enfants de plus d’un an, limitation du parc social à 40% d’étrangers dans ses quartiers.

    Un maximum de 30% d’enfants de parents étrangers sont autorisés dans les écoles. Ceux qui commettent des délits dans ces quartiers risquent des peines deux fois plus lourdes qu’ailleurs au Danemark. Les réfugiés qui ont obtenu l’asile n’obtiennent qu’un permis de séjour de trois ans. Ils sont obligés en particulier pour les femmes de prendre des cours de langue, doivent accepter un emploi, un stage ou une formation et passer un examen sur la culture danoise avant d’être éligibles pour un permis de séjour permanent. Les candidats locataires de logements sociaux doivent prouver qu’ils vivent dans la commune depuis au moins cinq ans.

    Les réfugiés déboutés de leur droit d’asile n’ont pas vocation à rester indéfiniment au Danemark. C’est pourquoi ils mettent tout en œuvre pour qu’ils rentrent volontairement et le plus rapidement possible chez eux grâce à une “Agence de rapatriement” destinée à “conseiller et à suivre pas à pas et d’une main ferme” les réfugiés pour "s’assurer qu’ils rentrent chez eux une fois que leur demande d’asile a été refusée.

    La gauche a gagné 10 points chez les catégories populaire et la droite populiste s’est effondré dans ce pays. Cela doit nous interroger.

    Pour la France, à titre d’exemple, selon l’INSEE, seul 17% des personnes nés en France occupent le parc social soit 83% sont nés à l’étranger.

    La baisse des rémunérations des plateformes comme Uber ou de livraison ce qui était un travail à temps partiel en particulier pour des étudiant ou des personnes sans qualifications est devenu un travail à plein temps, pour beaucoup de personnes issues de l’immigration.

    De nombreux secteurs à faible qualifications, les immigrés sont en concurrences direct non pas seulement les travailleurs détachés européens mais aussi avec des travailleurs migrants. La patronat dans des secteurs non délocalisables comme la livraison, taxi, la construction, réparation, l’emploi agricole, restauration… jouent avec cette concurrence à la baisse sur les salaires entre travailleurs locaux et étrangers. Mais c’est aussi parce qu’ils disposent d’étrangers sur place.

    En France, par exemple, selon l’INSEE, Au 1er janvier 2020, 23,2 % des personnes détenues étaient de nationalité étrangère. Un chiffre en nette disproportion avec la part des étrangers dans la population française, qui s’établit à 7,4 % en 2019.

    Parmi les mis en cause dans les affaires de viols sur majeurs dont la nationalité est connue, 52% sont de nationalité étrangère. Concernant les viols sur mineurs, la part d’étrangers est de 22% selon l’ONDRP.

    A niveau socio-économique équivalent, les enfants d’immigrés sont plus délinquants que les autres selon les statistiques. L’échec scolaire, un rapport difficile à l’autorité, un environnement où ils sont concentrés où règne les trafics et ses valeurs mais aussi des quartiers où on voit grandir une société parallèle religieuse et culturelle, représentent des facteurs déterminants.

    Comme le dit Sarah Wagenknecht :"Ce ne sont plus les défavorisés, mais les plus instruits et en général les plus haut revenus qui votent à gauche. C’est un signe de pauvreté pour la gauche si elle n’atteint pas les plus pauvres… Les partis de gauche sont principalement ancrés dans la classe moyenne universitaire urbaine, d’où proviennent nombre de leurs membres et de leurs fonctionnaires. Ces derniers, en particulier, ont souvent grandi dans des conditions privilégiées et n’ont pratiquement pas accès à la vie des gens normaux. C’est pourquoi, les débats ignorent les problèmes rencontrés par cette catégorie sociale.

    Selon plusieurs sondages, un grand nombre pensent qu’on doit aider les migrants et c’est une bonne chose. Cependant, un grand nombre veut aussi limité fortement l’immigration et cela ne doit pas être considéré comme du racisme. Il est plus utile qu’on aide les gens en difficulté chez eux. La migration est ruineuse pour les pays d’origine puisque ce sont généralement les personnes les plus qualifiées qui émigrent. Tous les économistes du développement sérieux le confirment. Si nous voulions vraiment aider les nécessiteux, nous devrions les aider sur place. Et, bien sûr, il y a aussi dans les pays d’immigration, des problèmes sociaux et culturels majeurs qu’on ne peut pas laisser à la droite le soin de les résoudre."

    Sarah Wagenknecht est d’accord avec l’accusation selon laquelle la politique des partis de gauche est en partie responsable de la montée du populisme de droite. Les partis de gauche ont, selon elle, laissé tomber leur ancien électorat. Ils sont d’abord restés en dehors des élections. La nature ayant horreur du vide, du coup, la droite est venue recueillir des voix dans ces milieux délaissés par la gauche en ne répondons pas à leurs préoccupations et à vouloir régler une situation qui s’aggrave pour eux.
    francis valade valide l'idée
    a écrit : Immigration, un sujet à réinterroger 2021-04-25 09:50:23 +0200
    Si l’immigration “est une conséquence du régime capitaliste, de l’impérialisme.” comme le dit antoinesavagnier au début de sa contribution alors la seule solution possible au “problème” passe par la sortie du capitalisme. En attendant les analyses et propositions avancées par ysagorac dans le débat sont celles qui doivent continuer à constituer la ligne politique du PCF sur cette question.
    tankietaquin valide l'idée
    soutient l'idée de Loïc Boisson Immigration, un sujet à réinterroger je soutiens 2021-01-04 00:51:20 +0100
    cocovd valide l'idée
    a écrit : Immigration, un sujet à réinterroger 2020-12-26 01:01:49 +0100
    Je soutiens globalement cette proposition, mais souhaite apporter quelques éléments complémentaires :

    - il est impératif de régulariser tous les sans-papiers actuellement sur notre territoire : il ne faut pas le faire d’un coup d’un seul de manière administrative, mais via un parcours d’intégration et de délivrance de la nationalité qui implique le suivi de cours de français, de littérature, d’histoire, et d’éducation civique, avec un accent mis sur les valeurs républicaines et la laïcité.

    - l’accueil des réfugiés politiques est absolument essentiel : c’est un devoir, qui nous oblige d’une part à porter secours aux immigrés, que ce soit en Méditerranée ou à la frontière italienne par exemple (là dessus, la politique de la France a été désastreuse ces dernières années), et d’autre part, à les accueillir dignement, en y mettant tous les moyens nécessaires : logement digne, intégration par l’emploi, pourquoi pas un tutorat par des citoyens bénévoles humanistes, cours de français, d’éducation civique, etc, et proposition d’un parcours de citoyenneté avec à la clé l’accès à la nationalité française. Il faudrait également veiller à proposer un soutien psychologique, voire psychiatrique, à tous ces réfugiés qui reviennent parfois de zones de guerre : couplé à une surveillance des services de renseignement, cela pourrait permettre de débusquer les quelques uns qui usent des filières d’immigration pour commettre des attentats, ou qui risquent d’en commettre car trop déséquilibrés psychiquement.

    - si un petit nombre d’entre eux ne veut pas de ce parcours de citoyenneté, mais n’attend de la France qu’une “mise à l’abri”, il faudrait les renvoyer vers un autre pays sûr (européen ou non) qui aurait leur préférence. En revanche, s’il s’avère qu’un très grand nombre de réfugiés désire cette mise à l’abri, mais sans le parcours citoyen qui va avec, alors il faudrait alerter l’ONU et demander qu’une action militaire des casques bleus sécurise plutôt une partie du territoire d’où proviennent ces réfugiés, afin qu’ils puissent continuer de vivre dans leur pays en sécurité : il ne serait pas question ici de créer des “camps de réfugiés”, mais de sécuriser un territoire entier ainsi protégé des méfaits de la guerre : sous la pression de l’ONU, un Bachar Al-Assad aurait ainsi pu “lâcher” 3 ou 4% de son territoire frontalier de la Turquie, le temps que les conflits cessent.

    Concernant l’immigration économique, il est évident que la population française est en train de se fracturer sur les questions identitaires. Dès lors, il faut la mettre en pause, le temps que le peuple se ressoude autour de ses valeurs et que reculent à la fois l’extrême-droite identitaire d’une Marine Le Pen et l’extrême-droite identitaire de courants fondamentalistes religieux. Il est crucial d’intégrer les sans-papiers actuellement sur le territoire à cette notion de “peuple”, mais il est tout aussi crucial de comprendre enfin que les frontières ont un sens : la crise sanitaire l’a démontré.

    Cela ne nous empêche pas de cultiver notre idéal communiste internationaliste : lorsque dans notre pays, et dans d’autres après lui, nous aurons enfin remplacer le capitalisme destructeur par un authentique communisme, alors nous aurons mis fin à la concurrence des peuples entre eux . Les frontières n’auront dès lors plus de sens. Il me semble que c’est comme cela, précisément, et dans cet ordre, que Marx imaginait l’avènement d’un nouveau monde.
    cocovd valide l'idée
    soutient l'idée de Loïc Boisson Immigration, un sujet à réinterroger je soutiens 2020-12-26 01:01:48 +0100
    lzagorac valide l'idée
    a écrit : Immigration, un sujet à réinterroger 2020-12-06 13:02:51 +0100
    Pour totalement en finir, refuser de compter parmi “les gens ordinaires” les gens ordinaires dont le nom n’est pas de consonnance française que furent nos aïeux, grands parent, parents, ou les opposer aux gens ordinaires dont le nom n’est pas de consonnance française d’aujourd’hui ou de demain, c’est validerfine des propos et concepts en provenance de l’extrême droite.

    S’appuyer sur l’audibilité réelle ou supposée du concept “l’humain d’abord” au lieu de porter ce que l’on estime juste, relève d’une régression qui nous renvoie loin en arrière : avec vous l’enfer c’est les autres, ou plus exactement la peur que nous inspire le jugement des autres sur notre propre personne. Je vous invite à lire, ou relire, “Huis-Clos” de Sartre.
    Charles TILLON et Charles DE GAULLE se sont-ils souciés de savoir si leurs appels respectifs étaient audibles ? Non, ils ont tracé la voie de ce qui leur semblait juste, il ont accompli ce que le devoir leur imposait. Leurs appels auraient pu (auraient du) se perdre face à l’évidence de la défaite, mais qui pouvait vivre dans la dignité sous Vichy et le 3ème Reich ?

    Notre époque est complètement différente de celle de la Résistance, avec des enjeux qui, fort heureusement, sont loin d’être comparables.

    Il n’en demeure pas moins qu’aujourd’hui comme hier, et toutes proportions gardées, toutes et tous souffrent des décisions gouvernementales dictées par le capital. Ainsi, à vous lire, on pourrait croire que les “gens ordinaires” seraient prêts à accepter les projets de loi liberticides “Sécurité Globale” et "Renforcement des principes républicains qui, entre autre, interdisent de filmer les policiers en action. Non Monsieur, ce n’est pas le cas. Et ce n’est pas le cas notamment parce que Michel ZECLER fait partie des “gens ordinaires”, ce n’est pas le cas parce que les discriminé-e-s, les privé-e-s d’emploi, les femmes… sont des “gens ordinaires” aussi maltraité-e-s par le capital que les réfugié-e-s sur la place de la République.

    Dans ce contexte, le rôle des communistes doit être de favoriser la convergence de ces souffrances sur le plan politique pour les transformer en un projet positif pour l’avenir. C’est cela la démarche de “L’humain d’abord”.
    antoinesavagnier valide l'idée
    a écrit : Immigration, un sujet à réinterroger 2020-12-06 02:35:26 +0100
    Pour totalement en finir, je vous invite à lire “Le temps des gens ordinaires” de Jean Christophe Guilluy.

    Si nous ne répondons pas (nous, les communistes, qui sommes sensés représenter les ouvriers, les employés) sur ce sujet aux aspirations des “gens ordinaires” par paraphraser le géographe, nous serons balayés et ils se tourneront vers un représentant qui répondra à ses aspirations ou bien à l’extrême droite s’il n’obtiennent pas bien de cause sur ce sujet. Même le mot accueil devient inaudible et ne cherche même plus le raisonnement qui va derrière.

    La majorité silencieuse, ce gros lobby, celle des gilets jaunes en autres, rejettent les “no borders” ou tout qui s’en rapprochent. Ils veulent maîtriser et stopper non pas l’asile légitime des personnes en danger ni même l’immigration étudiante qui représentent au fond peu de monde mais une immigration économique et familiale.

    La question est soit il y a une réponse humaniste ou bien violente pour répondre à cette aspiration. C’est pour cela que nous devons nous interroger plutôt qui réciter une doctrine qui n’a pas bougé depuis 30 ans.
    lzagorac valide l'idée
    a écrit : Immigration, un sujet à réinterroger 2020-12-04 01:05:37 +0100
    “La présence en France de millions de travailleurs immigrés et de membres de leurs familles, la poursuite de l’immigration posent aujourd’hui des problèmes. Il faut les regarder en face et prendre rapidement les mesures indispensables. Ce qui nous guide, c’est la communauté d’intérêts, la solidarité des travailleurs français et des travailleurs immigrés. Tout le contraire de la haine et de la rupture.”

    Ce paragraphe en oxymore, qui donne le ton de la proposition, expose parfaitement sa contradiction majeure : ajouter des mesure administratives pour entraver l’entré d’étrangers sur le territoire tout en respectant leurs droits fondamentaux. C’est ce que font les gouvernements qui se succèdent depuis près de 40 ans : ils restreignent tjs plus les conditions d’acceptation d’entrée sur le territoire, ce qui ne stoppe aucun flux mais crée toujours plus de personnes en situation irrégulière, toujours plus de personnes ni régularisables ni expulsables, toujours plus de traitement inhumains qui foulent au pied,fine, les droits fondamentaux de toutes et tous, comme l’a montré une fois de plus la chasse aux migrants de la place de la République (ce qu’ils vivent tous les jours) et continue de montrer le projets de lois liberticide du gouvernement actuels (Sécurité globale et renforcement des principes républicains).

    Bien sur l’auteur est contre ces horreurs et propose d’accepter tous ceux actuellement présent sur le territoire national… tout en leur refusant le droit au regroupement familial et en durcissant encore les conditions des futurs arrivants, qui auraient vocation “à rentrer chez eux” comme il l’écrit dans l’un de nos échanges.

    Tout cela aussi inconsistant qu’incompatible et me fait curieusement penser, dans la méthode, à l’arnaque du gouvernement lors de sa tentative d’imposer la retraite par points : les générations des 50/60 ans devraient égoïstement accepter de se voir conserver le système par répartition solidaire et laisser condamner leurs enfants qui subiraient la retraite par points plein pot.

    Je dis NON, vous n’opposerez pas plus les migrants et enfants de migrants que nous sommes aux migrants à venir que le gouvernement ne nous opposera à nos enfants : la “mesure d’urgence” qui s’impose, c’est la régularisation massive.

    Je n’ai pas écrit que l’humain d’abord est notre “slogan”, j’ai écrit : "Aujourd’hui, la ligne politique du PCF sur cette question comme sur toutes les autres c’est : “l’humain d’abord”. Un slogan n’est pas une ligne politique et une ligne politique ne saurait se réduire à un slogan. Pour ma part, j’estime que c’est notre boussole, notre ligne politique directrice : l’humain d’abord car une révolution communiste n’a de sens que si la classe laborieuse porte l’intérêt supérieur de l’humanité toute entière, pas simplement de la nation.

    Un peu d’internationalisme éloigne de la patrie, beaucoup d’internationalisme y ramène, écrivait Jaurès. Et il avait raison : on ne défend pas 67 millions de français contre 8 milliards d’humains, c’est au contraire en collant à l’intérêt des 8 millions d’humains que l’on défend le mieux les 67 millions de français. Et c’est d’ailleurs pourquoi nous devons de toute urgence nous séparer de l’arme nucléaire, mais c’est une autre question. Quoique… arrêter la politique impérialiste de la France serait un bon moyen de freiner les départs des pays d’émigration, et quoi de plus impérialiste que le pouvoir d’exterminer tout un peuple en une fraction de seconde ?

    Non je n’oublie pas les bourgeoisies locales des pays d’émigration.

    Je constate en revanche que ces pays très peu développés le sont parce que notre impérialisme les empêche de se développer, ce qui est particulièrement flagrant dans le cas de la françafrique et du Franc des Colonies Françaises d’Afrique. Et c’est bien la bourgeoisie coloniale française et la création de “l’Union Française” par De Gaulle qui a créé ces bourgeoisies locales afin que les peuples restent asservis aux intérêts français.

    Par ailleurs, l’échec historique des pays dit du socialisme réel montre qu’il n’y a pas de raccourcis : une révolution communiste ne peut marcher que si elle passe par les pays les plus avancés, cad par ceux qui ont déjà eu un développement économique via la bourgeoisie, seule à même de dépasser le féodalisme de la noblesse. Mais pour cela, la petite bourgeoisie de la petite entreprise à taille humaine doit pouvoir grandir librement, réunir librement des masses de travailleurs de plus en plus importantes qui pourront à leur tour se conscientiser en tant que classe. C’est ce qui se passe en Inde par exemple : en dépit de l’extrême pauvreté de la majeure partie de la population, l’Inde n’est pas un pays d’émigration. En finir avec la françafrique et les émigrations qui lui sont inhérentes, c’est aussi accepter cette indispensable évolution historique de la petite bourgeoisie vers la grande, réellement indépendante de la grande bourgeoisie néocoloniale française actuelle. Il n’y a pas de raccourcis administratifs, juste d’indispensables évolutions de civilisation.

    De ce point de vue, donner crédit à l’arnaque macroniste de l’ECO dont le nom a été volé à la proposition nigériane d’une monnaie commune africaine me semble des plus affligeants : il s’agit une fois de plus d’adapter le système de domination pour le pérenniser, et surtout pas de permettre aux africains une autonomie monétaire et financière. Si la libération des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes, celle de la bourgeoisie africaine (seule à même de dépasser l’organisation féodale en tribus) sera l’œuvre de la bourgeoisie africaine elle-même. Cela prendra du temps mais forgera une classe ouvrière et de la conscience de classe.

    Non je ne méprise aucun électorat, mais j’ai conscience que les urnes sont par définition une délégation de pouvoir. Les élections n’ont de sens qu’articulées aux luttes, faute de quoi, du fait même de la délégation de pouvoir, elles ne sont qu’un mensonge permanent. C’est aussi ce qu’à montré 1936, et même si c’est à présent très loin, la leçon reste entière.

    Pour avancer, je pense qu’il nous faut à présent gagner la démocratie dans les entreprises, cad gagner le fait que les dirigeants de l’entreprise doivent être élus comme les représentants des salariés. Il faut gagner le contrôle salarié et citoyen des secteurs stratégiques : la nationalisation est indispensable mais celles de 1981 ont montré que cela ne suffit pas. En tant que salarié et militant dans le secteur des Télécommunications, je ne conçois d’ailleurs pas autrement le futur service public des Télécommunications pour lequel je me bats au quotidien.

    Bref, et pour effectivement en finir avec ce débat, peut-être est-ce aussi le combat syndical, des histoires personnelles et une appréciation sur la façon de gérer les contradictions en cours dans la société française et mondiale sans doute très différentes.
    antoinesavagnier valide l'idée
    a écrit : Immigration, un sujet à réinterroger 2020-12-01 23:37:08 +0100
    Le titre l’indique. C’est une question à réinterroger. J’imagine mal le PCF passé d’une ligne proche du “no border” à une immigration maîtrisée et cohérente.

    Beaucoup dans les milieux populaires s’opposent fortement à l’idéologie “No Border”. Il est vrai que beaucoup d’organisation sont sur cette ligne et garde ce cap quitte à se couper de la population sur ce sujet et être inaudible. Car au fond, le débat sur cette question est : soit on est “No Border” ou d’extreme droite. Il me semble qu’il faut dépasser cette caricature de débat et partir des réalités.

    Nous avons garder cette ligne proche des “no border” depuis 40 ans. En tout cas, garder une ligne pendant 40 ans et être inaudible sur ce sujet, c’est peut être ça être néo stalinien.

    Vous dites que notre slogan est l’humain d’abord. C’est un bon slogan mais ça ne veut dire l’immigration d’abord surtout si c’est pour ensuite ne pas pouvoir les accueillir dignement et pour qu’il finisse exploiter à dormir dans des conditions sordides. D’ailleurs, Mélenchon que nous avons soutenu lors de la dernière campagne présidentielle s’est exprimé clairement par son refus du droit d’installation. On voit que Montebourg est aussi sur cette ligne.

    Vous parlez de l’impérialisme des pays riches, cela est exact. Mais vous oubliez qu’il existe des multinationales des différentes nationalités qui n’ont rien d’occidentales et des bourgeoisies nationales qui exploitent tout autant et vous avez l’air de négliger ses éléments soit une analyse marxiste mal digérée.

    Certains migrants fuit leur pays, c’est un fait. Mais la plupart y cherchent seulement un avenir plus favorable en partant de leur pays par avion avec un visa temporaire. Les principaux facteurs de la migration sont entre autres une croissance économique faible, une répartition inégale des revenus, la surpopulation étroitement liée à une forte croissance démographique, des taux élevés de chômage, les conflits armés et les épurations ethniques, les violations des droits de l’homme, etc… Toutefois, sans négliger le partage du monde par les grandes puissances en particulier les Etats-Unis, tout ne relève pas de l’impérialisme. Cela a avoir souvent à la lutte des classes au niveau national. Par exemple, la Finlande a un PIB inférieur à celui du Bangladesh ou du Pakistan. L’Irlande a un PIB inférieur à celui du Nigéria. Le Montenegro un PIB inférieur à celui de la Somalie. D’ailleurs, on le voit dans certains pays, l’émigration aggrave la crise économique comme c’est le cas en Tunisie.

    Je ne partage pas votre analyse qui fait croire que tout dépend des pays riches. Pour voir des “pays émergents” réellement émerger permettant d’offrir des perspectives à leurs populations et donc les maintenir en place, tout ne dépend pas de nous. Brésil, Chine, Afrique du Sud entres autres ont aussi mis des politiques en place pour développer leur pays par leur orientation politique au niveau national. Cela ne veut pas dire que les occidentaux et les multinationales n’agissent pas pour renverser leurs choix politiques par différents moyens comme au Brésil. Mais, par exemple, en Algérie, ce n’est pas la France qui accapare les revenus du gaz algérien. En Tunisie, ce n’est pas la France qui ne respecte pas ses accords à Tataouine où c’est le Dinar qui est en vigueur. Par exemple, ce ne sont pas les occidentaux qui sont responsable de la surpopulation dans certains pays. Tout ne dépend pas de nous et heureusement.

    Pour le franc CFA, il va bientôt disparaître pour être remplacer par l’Eco qui aura des relations privilégié avec l’Euro mais pas seulement. Il y a aussi la parité fixe entre les deux monnaie. La grande différence est une question de souveraineté ce qui n’est pas négligeable car les banques d’afrique de l’Ouest vont pouvoir gérer la totalité de leur réserve de change. Et c’est un progrès. Il est vrai qu’il reste une domination de la France quand on voit Outtara défendre le franc CFA attaché à l’euro. Mais ce débat tient plus maintenant aux Etats africains eux-même.

    Pour finir, cet échange permis un développement d’idée et cela est pas mal. Toutefois, je ne méprise aucun électorat et en particulier salariés comme vous le faites. Car seulement 1% de la population est réellement militant. Donc, la plupart des votants ne sont pas imprégné d’une idéologie figée au corps. Même s’il est vrai que pour les personnes plus âgées, il est difficile de les faire évoluer et d’être sensible à différents arguments même lorsqu’ils sont bien construits et teinté d’humanité.

    Sinon, il n’y a pas 8 milliards d’individus qui veulent migrer dans les pays développés.
    lzagorac valide l'idée
    a écrit : Immigration, un sujet à réinterroger 2020-12-01 18:13:53 +0100
    Je ne suis pas d’accord du tout avec cette proposition, tout simplement parce qu’elle n’est pas réalisable : on ne peut pas stopper l’immigration par des mesures administratives.

    Je maintiens qu’un discours de Marchais, affirmant qu’il faut totalement arrêter l’immigration légale comme illégale, est renvoyé aujourd’hui à la face des communistes par le Rassemblement National. Je me le pends régulièrement sur twitter, et à chaque fois cela ma fait honte pour notre parti. Mais c’est come cela, c’est l’histoire, et être communiste n’exempte pas de fautes politiques graves.

    Aujourd’hui, la ligne politique du PCF sur cette question comme sur toutes les autres c’est : “l’humain d’abord”.
    L’expression date de la campagne d’une liste Front de gauche aux régionales de 2010 dans le Nord-Pas-de-Calais. Je doute donc fortement que ce soit un “embourgeoisement métropolitain” du PCF qui soit à l’origine de cette ligne politique. Je pense au contraire qu’elle formalise au proposition face au constat d’un capitalisme qui nie et broie l’humain comme la terre (Marx disait “épuise”).

    C’est aussi une reformulation très contemporaine de “Prolétaires de tous pays, unissez-vous !” Et cette affirmation renouvelée se retrouve également dans l’évolution de la CGT qui considère que la lutte pour l’égalité des droites – et donc la régularisation – de tout-e-s les travailleuses/eurs sans papier comme l’une des plus structurantes pour la lutte de classe en France (avec les luttes féministes).

    Aujourd’hui, à ma connaissance et à l’exception peut-être de quelques groupes crypto-staliniens, toutes les organisations se revendiquant du mouvement ouvrier de France sont sur cette ligne. Comme toutes les organisations de droits de l’homme et les organisations pacifistes. Il me semblerait surprenant que toutes soient victimes d’un tropisme anglo-saxon “no border”…

    S’il est prouvé sur le plan économique que l’immigration rapporte plus qu’elle ne coûte, ce n’est certes pas une raison pour vider les pays peu développés de leurs forces vives. Aucune organisation du mouvement ouvrier français porte une telle idée. En revanche, toutes sont conscientes que si ces gens fuient leurs pays c’est parce qu’ils n’ont pas le choix, et s’ils n’ont pas le choix c’est pour beaucoup à cause des politiques impérialistes menées par les pays riches, la France restant l’un des pires en la matière. La survivance du Franc CFA (France des Colonies Françaises d’Afrique) en est une preuve de plus, et ce n’est pas le maquillage tenté par macron et dénoncé par Jean-Paul Lecoq en commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale qui prouvera le contraire.

    Bref, il n’y a pas de raccourcis : nous devons changer radicalement de politique si nous souhaitons voir des “pays émergents” réellement émerger permettant d’offrir des perspectives à leurs populations et donc les maintenir en place.
    Persister dans l’inflation de mesures administratives coercitives des pays riches à l’encontre des pays peu développés et de leurs populations, à l’œuvre depuis près de 40 ans et en échec total depuis près de 40 ans, relève de l’aveuglement et de l’électoralisme. Le PCF c’est la lutte des classes, pas la lutte des “on est chez nous”.
    Alors :
    - Sur le plan des luttes : travaillons à l’unité des travailleuses/eurs français et immigrés avec ou sans papiers
    - Sur le plan électoral : la classe ouvrière de notre temps s’abstient très majoritairement. Alors plutôt que de tenter de récupérer un électorat pourri, rapprochons-nous de celles et ceux qui ne votent plus.
    antoinesavagnier valide l'idée
    a écrit : Immigration, un sujet à réinterroger 2020-11-30 17:06:38 +0100
    Ce n’est pas un discours honteux en 1981, c’était une ligne politique. Elle a changé par la suite sur une ligne “no Border” qui explique que l’immigration massive de travailleurs est une nécessité, voire un bienfait du monde contemporain alors que ce n’est ni l’un ni l’autre. Le monde ne se divise pas entre les tenants du No Border et les racistes de l’autre. Cela a conduit à une campagne hors sol du PCF sur cette question sur : “l’immigré n’est pas un cout mais un bien fait économique” qui traduit à la fois une double erreur, intégrer largement cette vision très métropolitaine du “No Border” et réduire l’immigré à sa seule dimension économique. Le Journal Eco Po qui développe pleins de réponses justes sur différents sujets en particulier économiques est complétement dans le “No Border” et se trompe complétement sur cette question. L’explication est peut être sociologique, comme l’écrit Julian Mischi, où à partir des années 1960-1970, le PCF s’est largement embourgeoisée sous l’influence d’une classe moyenne urbaine qui a modifié la ligne politique du PCF sur cette question.

    Cette question est d’ailleurs soulevé par Sarah Wagenknecht en Allemagne et ne dit pas autre chose que ce propos en 2018.

    C’est un sujet censuré à mon sens par la pression de l’extrême gauche ou des individus avec des prétentions humanistes. La ligne “No Borders” est à la fois fausse idéologiquement mais aussi stratégiquement car elle nous rend inaudible et pas crédible.

    Entre parenthèse, évitons les amabilités ad hominem. Il n’y a aucun technocrate ici ou je ne sais quoi, sauf à considérer que quelqu’un issu des milieux populaires ayant fait des études est un technocrate. Les réseaux que vous avez vous donne surement une plus grande notabilité qu’un simple adhérent. Bref, ce n’est pas le sujet.

    Vous ne parlez pas de vos solutions. Vous parlez toujours de l’asile auquel je vous ai répondu plusieurs fois par un accueil digne sauf des personnes qui ont un passé criminel ou qui ont des positions qui vont à l’encontre des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité comme certains dictateurs ou prêcheurs de haine à qui on a accordé l’asile.

    Vous répondez seulement à la question de l’asile sur lequel on est à peu prêt d’accord sauf sur le fait de permettre à une personne de demander l’asile directement au consulat dans leur pays de manière numérique avec une réponse dans les 6 mois. Il faudrait supprimer la demande du droit d’asile à l’entrée du territoire français afin de supprimer ses centres de rétention déshumanisante. Il convient d’en finir avec le réglement de Dublin et d’accueillir dignement ceux qui font une demande légitime de droit d’asile.

    Sur le regroupement familiale, je maintiens qu’il faut réduire très fortement le regroupement familiale en dehors du droit d’asile mise en place par Giscard d’Estaing dans les années 70 car il n’y a aucun besoin démographique en France. Il faut supprimer le régime d’exception des Algériens qui n’a pu lieu d’être. De plus, comme le dit Sahra Wagenknecht de Die Linke, on peut considérer que cette main-d’œuvre supplémentaire, notamment les travailleurs qualifiés, est un manque à gagner pour les pays d’origine de ces immigrés.

    Sur les mariages à l’étranger, en raison du mariages forcés et du droit des femmes où le nombre de mariages mixtes célébrés à l’étranger qui est ainsi aujourd’hui plus important que celui des unions mixtes célébrées en France selon les associations d’aides aux femmes, il conviendrait d’augmenter les moyens de contrôle.

    Sur la binationalité, je serai favorable au système Norvègien, c’est à dire la double-nationalité interdite sauf exception pour les enfants et d’améliorer le processus de naturalisation.

    Pour tout mineur étranger isolés de moins de 18 ans en situation irrégulière, il doit être prise en charge et sous tutelle de l’aide sociale à l’enfance qui devra retrouver ses parents dans son pays d’origine ou être placé dans une structure d’aide à l’enfance dans son pays d’origine s’il n’a pas de parents ou s’il n’a pas de papiers. S’il a commis des actes et délits de droit commun encourant de la prison ferme, il faudra le renvoyer dans son pays d’origine après avoir été purgé sa peine en France.
    lzagorac valide l'idée
    a écrit : Immigration, un sujet à réinterroger 2020-11-25 22:30:11 +0100
    Je ne suis pas d’accord du tout avec cette proposition, tout simplement parce qu’elle n’est pas réalisable.
    Concrètement, comment “faire une pause sur l’immigration officielle et clandestine”? C’est ce que tous les gouvernements s’évertuent de faire depuis des décennies en durcissant toujours plus les conditions de l’accueil, au point d’en arriver à nier les fondements du devoir d’asile, au point de fermer les centres d’accueil et d’obliger les réfugiés à devenir des SDF sans droits, au point d’amener les policiers à pourrir leurs tentes, vêtements et nourriture au gaz lacrymogène… en pure perte l’échec est total : les réfugiés restent et d’autres continuent d’affluer. Et de dérives en dérives, on arrive à la place de la République, qui ne fait que montrer ce que ces réfugiés vivent tous les jours.

    On ne peut pas sérieusement proposer de poursuivre le durcissement des mesures administratives que prône cette proposition et dire que l’on va respecter les droits humains. OUI les élu-es communistes de Paris ont fait des propositions et NON aucun-e élu-e PCF de Paris ne souhaite ajouter des mesures administratives supplémentaires.

    La vérité c’est que ce sont les mesures administratives créées depuis Charles Pasqua qui créent les “clandestins” que l’auteur de cette mauvaise idée pointe : le nombre de ni régularisables ni expulsables ne cesse d’augmenter au vu de l’inflation de textes administratifs restrictifs qui entrent en contradiction avec d’autres textes antérieurs toujours en vigueur. Et tout cela dans le contexte de lois sécuritaires et liberticides qui s’enchainent de plus en plus rapidement.

    La vérité est que le droit d’asile n’est pas un deus ex machina mais un droit plancher déterminé par le droit international : c’est le minimum. La France peut et DOIT faire plus et mieux. L’Union Européenne DOIT faire plus et mieux. La réalité des migrations (et donc de l’accueil) à l’échelle planétaire ce sont essentiellement des flux Sud-Sud : l’Europe et la France n’en reçoivent qu’une infime partie; les plus pauvres accueillent les plus pauvres et les plus riches font ouin-ouin quand ils voient quelques réfugiés, versent quelques larmes de crocodiles (comme devant la Photo du petit Aylan Kurdi en 2015) puis se terrent derrière leurs frontières : LA HONTE !

    Non mon cher Antoine Savagnier, nous ne sommes dans les années 70 et Georges Marchais n’est plus Secrétaire Général du parti. Le discours honteux qu’il a pu tenir à l’époque (reflet d’une pensée sans doute majoritaire à l’époque dans le parti) est aujourd’hui repris sur les réseaux sociaux par les groupes propagandistes du R-Haine et de toute l’extrême droite. Ils en tirent la conclusion qu’en ayant changé d’avis nous ne serions plus communistes…
    Autant je peux vous suivre sur d’autres sujets, autant sur celui-ci j’ai le regret de vous dire que vous succombez à la facilité et à la démagogie populiste.

    En tant que communiste et citoyen de la République Française, JAMAIS je ne pourrai accompagner ce repli xénophobe qui n’est pas la France mais sa négation.

    L’accueil de toutes et tous qui viennent ou échouent (au sens maritime du terme) sur les terres de France n’est pas une option mais un devoir. Alors certes ce n’est pas simple, mais au moins c’est faisable et bien plus réaliste que votre proposition qui échoue depuis plus de 30 ans et dont le seul résultat est la négation des droits de l’homme par le pays qui s’autoproclame “patrie des droits de l’homme”. Tragique et pathétique à la fois.

    Comment réussir l’accueil ?
    Il faut commencer par appliquer “l’humain d’abord” à cette problématique comme aux autres. Il faut prendre l’argent là où il est : le problème n’est pas le migrant mais LE COÛT DU CAPITAL. Cela signifie bien que c’est dans le cadre de la mise en œuvre de l’ensemble d’un programme réellement progressiste que ce sera possible. Mais l’époque ne nous donne pas le choix : soit nous dépassons le capitalisme et nous aurons une chance d’assurer des conditions de vis à 8 milliards d’humain sans bousiller la planète, soit nous maintenons le capitalisme et des milliards mourront durant ce siècle, ne serait-ce que par faute d’accès à l’eau potable (sans parler des guerres (nucléaires?) que l’assèchement de cette ressource vitale ne manquera pas de créer.

    Je ne suis pas un technocrate/sachant comme vous, cher Antoine Savagnier, je suis un militant, un syndicaliste CGT, un droit-de-l’hommiste LDH et un pacifiste du Mouvement de la Paix, qui compte sur les intelligences collectives pour avancer. Si je n’ai jamais été au NPA et ne compte absolument pas y aller un jour, j’ai bien des camarades hors du parti (cela évite la consanguinité politique et son atrophie de la pensée).

    La France doit se décentrer, et il serait bien que nos élus locaux élargissent leur champ de vision (ce qui est d’ailleurs déjà le cas de no élu-e-s sur Paris il suffit de suivre leurs déclarations.
    Oui cher Antoine Savagnier, je pense que vous devriez décentrer votre réflexion politique : on ne règlera pas les problématiques françaises dans un cadre franco-français et dans une pensée franco-française faisant semblant d’ignorer les contraintes que posent les autres nations. Notre révolution tend à nous faire oublier que nous ne sommes que 67 millions sur près de 8 milliards d’humains, et on ne protège pas 67 millions en se défiant de 8 milliards et en punissant à coups de sanctions économiques les Etats qui ne suivraient pas notre vision des choses. Cette pensée autocentrée d’un ex Etat colonial n’est plus de mise au 21ème siècle. Le 21ème siècle sera celui de l’égalité entre les nations et entre les peuples ; ou il ne sera plus à cause du déchainement des capacités destructrices contemporaines, et notamment l’arme nucléaire.

    Réussir l’accueil, cela commence par se décentrer.
    antoinesavagnier valide l'idée
    a écrit : Immigration, un sujet à réinterroger 2020-11-24 19:13:03 +0100
    Sur la place de la république, ce sont des demandeurs d’asile pour la plupart afghan qu’il faut traiter dignement. Des solutions avaient été proposées par les élus communistes de Paris mais la force et la honte humaine s’est abattue sans aucune humanité.

    Je constate qu’en fait, vous êtes pour le droit d’installation même des clandestins et de ceux qui n’ont pas le droit d’asile. C’est un point de vue proche des thèses du NPA qui n’a jamais été réellement tranché au sein du PCF. Certains y sont favorables, d’autres non. Droit qui est différent de la liberté de circulation.

    De manière rationnelle, je pense que de nombreux français peuvent à la fois soutenir les droits de vote aux élections locales des étrangers qui ont une carte de séjour parfois depuis longtemps et être pour la baisse ou la suspension du regroupement familiale.

    Car au fond, on peut légitiment voir la conséquence décrite par Marchais en son temps avec le droit d’installation pour tous. Du coup si on favorise le droit d’installation pour tous, la conséquence en particulier avec un fort chômage, et une crise du logement, serait de rajouter d’importants problèmes posés dans la vie locale française par l’immigration en plus de vouloir régler les inégalités actuelles qui existent depuis longtemps.

    En effet, les immigrés seraient rejetés en périphérie des métropoles où les loyers sont beaucoup moins cher, habiteraient chez des marchands de sommeil ou dans des bidons villes et serait concentrés dans certaines villes, et surtout dans les villes dirigées par les communistes ou de gauche. Car les mairies de droite refuseraient et utiliseraient leur pouvoirs de police pour ne pas les accueillir. Pour résoudre ce problème, on devrait construire rapidement et massivement des grands ensembles face aux bidons villes en expansion où se retrouveraient entassés dans ce qu’il faut bien appeler des ghettos où des travailleurs migrants seraient concentrés. La solutions seraient aussi de construire des nouvelles villes qui du coup bétonnerait des terres agricoles. Beaucoup ne souhaite pas qu’il se reproduise ce qui s’est passé dans les années 70. Cela surajouterait des tensions, et parfois des heurts entre immigrés des divers pays. Ils seraient exploiter dans tous les métiers en tension ou à faible qualification et pèserait à la baisse sur les salaires dans certains métiers du fait du patronat qui abuserait de cette main d’œuvre bon marché. Cela rendrait difficiles leurs relations avec les citoyens français . Quand la concentration devient très importante alors que certains voudraient en finir avec les inégalités construite depuis les années 70, il faudrait recommencer un même processus et surajouté des difficultés à la crise du logement actuelle ; Beaucoup ne veulent pas qu’il se reproduisent les mêmes conséquences et cela ne fait pas d’eux des gens d’extrême droite. De plus, il n’y a plus la ceinture rouge pour mener des politique volontariste permettant de résoudre les difficultéset faire face aux inégalités auquelles les immigrés seraient confrontés. Vous n’êtes pas sans savoir que les logement bon marché font cruellement défaut et les marchands de sommeil profitent de cette situation. A cela s’ajoute la construction d’école, de service public, des fonctionnaires supplémentaires alors que dans certains territoires, il font déjà défaut, etc.. Et de cette conséquence, un grand nombre de français n’en veulent pas ce qui explique surement le chiffre de 66% pour restreindre le regroupement familiale.

    Sinon, des propositions, j’attends de voir vos solutions qui prennent en compte toutes les dimensions de manière réaliste.

    Et oui, c’est au pays d’origine de s’occuper de ses ressortissants lorsque l’asile n’a pas été accordé et qu’ils sont sur le territoire de manière illégale. C’est au pays de le rapatrier. Sinon, je suis favorable se faire rembourser les rapatriements ou des sanctions permettant de compenser tout ce que cela induit. De plus, je suis favorable à supprimer la demande du droit d’asile à l’entrée du territoire français afin de supprimer ses centres de rétention inhumanisante. Il convient d’en finir avec le réglement de Dublin et que les demandes d’asile se fasse à partir du pays d’origine auprès des consulats afin d’accueillir dignement ceux qui font une demande légitime de droit d’asile. On peut avec les moyens numériques actuels permettre à une personne de demander un visa mais aussi l’asile directement par internet de n’importe quel endroit avec une réponse dans les 6 mois.

    Pour finir, je ne crois pas à la thèse d’une vague massive d’immigrés en Europe de manière inéluctable, thèse qu’on pourrait confondre avec les thèses du grand remplacement.
    lzagorac valide l'idée
    a écrit : Immigration, un sujet à réinterroger 2020-11-24 16:08:30 +0100
    “Les autres, on les renvoie dans leur pays, chez eux.” Pourquoi ? Comment ? Avec quel argent ? Comment les empêcher de revenir, puis revenir encore et encore ?

    Vous n’empêcherez pas l’émigration par des mesures administratives. Le seul effet des mesures administratives est un déshonneur pour la France tel les évacuations manu-militari en chaines montées aux vu et au su de tous quand l’action se tient place de la République. Ce vécu est quotidien parce que “on les renvoie dans leur pays, chez eux” en plus d’être un concept politique d’extrême droite, est un mensonge : ça coûte un pognon de dingue d’affréter des charters (et en plus il y a le Covid).
    Cette politique n’est pas celle de l’humain d’abord mais, à l’instar de ce que disait Marchais (et qui me fait honte), c’est ce que disent FN-LR-LREM. Eux et moi “ne sommes pas du même bord” comme l’a si bien fait remarquer Didier Lallement.

    “freiner les règles de visas économiques et le regroupement familiale où 66% des français sont pour favorable à modifier les critères du regroupement familiale.”

    Briser le regroupement familial c’est briser les familles. Savez-vous quelle est la douleur d’un fils, d’une fille, d’un mari, d’une femme… à jamais séparé-e de celles et ceux qu’il/elle aime ? Là encore, cette politique en provenance de l’extrême droite est incompatible avec l’humain d’abord. Et la justifier par une statistique franchouillarde est un contre-pied supplémentaire à notre ligne politique définie par plusieurs Congrès successifs : nous voulons le droit de vote aux élections locales pour tous et tous? pas sûr en ce cas que la statistique soit la même.
    Et gouverne-t-on avec des sondages ? Si 66% des français étaient favorables à la peine de mort, devrions-nous adouber un tel recul de civilisation ?

    L’humain d’abord n’est pas un slogan électoral mais une ligne de conduite politique.
    Et cette ligne de conduite est celle du PCF au 21ème siècle.
    antoinesavagnier valide l'idée
    a écrit : Immigration, un sujet à réinterroger 2020-11-23 22:15:04 +0100
    Il y a une crise de l’accueil. Premièrement, on accueille tous les migrants qui dorment dehors dans des centres d’hébergements adaptés, sécurisé et dignes. On recense leur situation rapidement. Ceux qui ont le droit d’asile obtiennent une carte de séjour longue durée qu’on essaye de répartir comme en Allemagne sur le territoire. Les autres, on les renvoie dans leur pays, chez eux.

    L Allemagne n’est pas la France. La France reconnaît le droit du sol en plus du droit du sang alors que l’Allemagne a modifié le droit du sang seulement en 2000 avec des conditions très strict. Il y a la Blue cards pour les étrangers hautement qualifiés en Allemagne ce qui n’existe pas en France. La double nationalité existe seulement depuis 2014 de manière très encadré. Et il avait un solde migratoire quasi nul de 1995 à 2010. L’Allemagne va connaître une baisse démographique importante dans les prochaines années en raison d’un faible taux de natalité.

    Pour le cas syrien, en Allemagne, des camps de réfugiés ont connu beaucoup d’incident. Toutefois, ils gèrent mieux l’organisation des demandeurs d’asile et leur accueil. Attention car après l’accueil des syriens, la politique allemande est maintenant de plafonner les demandeurs d’asile et en gros de ne plus accueillir.

    L’organisation des demandeurs d’asile par les allemands : Pour les demandeurs d’asile, la première ville allemande où il arrive, un réfugié reçoit une première aide dans une « institution de premier accueil ». À la suite de ce premier accueil, les demandeurs d’asile sont affectés au Land (région) qui les accueillera. Des voyages en bus ou en trains sont organisés pour se rendre vers ce land. À l’intérieur de son land d’affectation, le demandeur est réaffecté dans les différentes organisations, des sous-unités administratives appelées districts (canton).

    Il est vrai qu’en France, on devrait s’en inspirer.

    Pour ce qui est de la France, la situation n’est pas la même que l’Allemagne. Nous sommes un pays qui accueille depuis longtemps où 40% de la population à des origines étrangères, 20% en Allemagne. On pourrait accueillir mieux et plus dignement les demandeurs d’asile qu’actuellement.

    Pour l’immigration officielle, il faut déjà augmenter les moyens humains pour les actions du ministère de l’intérieur pour traitement humainement et dans des délais raisonnable ceux qui en font la demande d’asile. Il y a aussi à travailler de manière humaine au raccompagnement des personnes qui n’ont pas d’autorisations à s’installer sur le territoire.

    Pour le reste, l’immigration, ce ne sont pas seulement des demandeurs d’asile.

    Dans la situation actuelle et avec la crise du logement, il faudrait démultiplier les visas pour étudiants étrangers et freiner les règles de visas économiques et le regroupement familiale où 66% des français sont pour favorable à modifier les critères du regroupement familiale.
    lzagorac valide l'idée
    a écrit : Immigration, un sujet à réinterroger 2020-11-23 00:51:18 +0100
    Tout cela ne dit tjs pas comment, concrètement, “faire une pause sur l’immigration officielle et clandestine” tout en respectant les droits humains.
    En l’occurrence, le droit international oblige l’état à faire ce que font SOS Méditerranée et Cédric Herrou.

    Mais l’état se défausse : 0 sauvetage de migrants effectué par les CROSS en Méditerranée alors que leur métier/devoir est le sauvetage en mer. Et le pire est que ce n’est pas un manque de moyens mais une volonté politique délibérée.

    Même si ce n’est pas encore qualifié comme tel, cette politique du mur d’eau appliqué en Méditerranée et en mer des Comores relève selon moi du crime contre l’humanité.

    Le devoir du parti communiste au pouvoir est donc de remettre la France dans le droit chemin, cad dans le respect du droit international qui nous oblige à mettre nos navires de sauvetage au boulot. Comme les Restos du Cœur, SOS Méditerranée ne devrait pas exister.

    Droit chemin aujourd’hui tenu par l’Allemagne qui, après avoir recueilli 1 million de réfugiés en 2015, a une économie et une population en meilleure santé que le reste de L’UE.

    Comme quoi le problème n’est pas l’immigration mais l’organisation de la société et les choix politico-économiques effectués.

    RENOUONS AVEC L’HUMAIN D’ABORD ET L’ACCUEIL INCONDITIONNEL !!!
    antoinesavagnier valide l'idée
    a écrit : Immigration, un sujet à réinterroger 2020-11-19 02:19:38 +0100
    Le respect de la Charte des Nations unies et le respect du droit humanitaire doivent être notre boussole : L’humain d’abord. On est d’accord. Le droit humanitaire concerne des personnes qui fuient la guerre. Je le répète "Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté et de l’égalité qui n’a pas atteint aux droits de l’homme et à la liberté de conscience " a le droit à l’asile. Cela ne se discute pas. La mauvaise gestion du cas syrien en est un exemple en France et au niveau Européen. Toutefois, dans ce cas, il est légitime de refuser le droit d’asile à des personnes ayant participer à des groupes djihadistes même s’ils sont persécutés par Bachard Al Assad.

    Il faut lutter contre la traite d’être humain et les mafias qui organisent l’immigration clandestine qui envoie à la mort des migrants dans la méditerranée. Donc en amont. Et les actions de SOS Méditerranée de sauvetage en haute mer, ou des actions de Cédric HERROU ne sont pas à discuter.

    Mais ce n’est pas de cela dont il est question. On a accordé des visas économiques à des étrangers sur des métiers sous tensions comme agents d’entretien des locaux (y compris ATSEM), aides à domicile, restauration, employés de libre service magasins car on refuse d’augmenter les salaires ou améliorer les conditions de travail de ce type d’emplois soit 250 000 étrangers depuis 2007. Sans compter les travailleurs détachés. De plus, ce sont 1 133 511 d’étrangers par le regroupement familiale depuis 2007 alors que nous avons de gros problèmes de logement dans les métropoles en particulier dans l’habitat privé ce qui favorise les marchands de sommeil, que le logement social est saturé. Accueillir une population plus grande que le nombre d’habitant à Marseille tous les 10 ans alors que la population ne diminue pas par la démographie est un réel problème à prendre en compte.
    lzagorac valide l'idée
    a écrit : Immigration, un sujet à réinterroger 2020-11-18 20:23:21 +0100
    Le respect de la Charte des Nations unies et le respect du droit humanitaire doivent être notre boussole : L’humain d’abord.

    On ne le répétera jamais assez : aucune mesure administrative ne découragera celle ou celui qui a pris la décision de migrer. Plusieurs décennies de durcissement administratif n’aboutissent qu’à nier les droits fondamentaux des arrivants, ou plutôt des survivants (plus de 20 000 morts depuis 2014 en Méditerranée).

    Il faut des citoyens courageux comme celles et ceux de SOS Méditerranée, qui se battent pour sauver des réfugiés quand les Etats refusent d’assumer leurs devoir et le droit maritime le plus basique, comme Cédric HERROU qui oppose avec succès la Fraternité et gagne la reconnaissance de son principe universel par la République. Ils sont criminalisés et appelés “passeurs” par des gouvernements ignobles qui doivent être combattus sans relâche.

    Même si ce n’est pas à ce jour reconnu comme tel, la politique des murs, qu’ils soient solides ou maritimes, relève selon moi du crime contre l’humanité : choix délibéré de laisser les gens se noyer pour lutter contre un soi-disant “appel d’air”, traque systématique des survivants, enfermement dans des CRA dans lesquels quasi personne n’a accès, puis expulsion manu militari s’il le faut.

    Le PCF ne peut pas et ne doit pas se mouiller dans l’accompagnement de cette négation de nos valeurs fondamentales.
    antoinesavagnier valide l'idée
    a écrit : Immigration, un sujet à réinterroger 2020-11-18 13:29:11 +0100
    Il est dit : “Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes doit être respecté, y compris lorsque ses dirigeants sont des salopards.” Cette phrase est un non sens car les peuples ne peuvent pas disposer d’eux même et être respecté si des salopards leur prive de leurs droits. Est ce à dire que nous devons fermenter des Coup d’Etat et imposer de l’extérieur des dirigeants comme en Côte d’Ivoire par exemple ou comme les Etats-Unis le font régulièrement en Amérique latine. La réponse est Non.

    Lorsque Cuba a aidé le MPLA en Angola, c’est un soutien et non un droit d’ingérence. Il ne faut pas confondre soutien et sanction avec la mise en œuvre de moyens militaires au service du droit d’ingérence humanitaire et du changement de régime (dit autrement au nom de la morale civilisatrice des droits de l’homme et des valeurs de l’occident) qui n’est qu’au fond la justification du colonialisme européen.

    Toutefois, là encore, il ne faut pas être trop manichéen avec d’un côté un occident impérialiste et de l’autre des peuples et leurs dirigeants opprimés. Il y a des coresponsabilité. Les gouvernements occidentaux défendant le capitalisme qui au fil du temps s’est financiarisé ont leur part mais les autorités locales de certains pays ont toute leur part. Les partis Baas n’ont pas eu besoin des occidentaux pour virer dans le nationalisme le plus autoritaire en expurgeant au fil des années la justice sociale, la lutte des classes, la laïcité, la liberté individuelle et la coopération. Et Hafez el-Assad n’a pas eu besoin des occidentaux pour orchestrer un coup d’Etat contre Salah Jedid. Tout comme Saddam Hussein s’est débarrassé du vieillissant Ahmed Hassan Al Bakr. Tout comme le FLN en Algérie qui a interdit le parti communiste dès 1963 (de la même manière que l’avait fait le gouvernement de Vichy) laissant de fait les masses populaires être travaillé profondément par les islamistes.

    Lorsque l’on dit qu’il faut aider le YPG face à l’Etat islamique, nous faisons pas du droit d’ingérence mais de la lutte internationaliste c’est à dire de défendre des programmes politiques et des intérêts sociaux en faveur de la justice sociale et la liberté par-delà les frontières. Tout comme nous le faisons pour les droits des femmes en Pologne. Après, tout dépend de degré de résistance qu’il faut avoir.

    Et si nous avons le pouvoir, il faudra sanctionner en ne coopérant pas ou en étant dur (sans intervenir directement militairement) avec ceux qui ne respectent pas le peuple à disposer d’eux même et aider ceux qui souhaitent défendre la justice sociale et l’émancipation humaine.
    lzagorac valide l'idée
    a écrit : Immigration, un sujet à réinterroger 2020-11-17 20:30:09 +0100
    Contribuer à ce que les populations restent en place OK, mais cela ne peut pas se faire par le jugement péremptoire d’un Etat occidental développé. Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes doit être respecté, y compris lorsque ses dirigeants sont des salopards. Nier ce principe essentiel en matière de décolonisation a produit le “droit d’ingérence” cher à Bernard Kouchner.

    Cela a justifié la guerre en Lybie contre l’horrible Khadafi qui voulait décimer une ville entière, nous a-t-on dit. Sauf qu’il ne l’a jamais fait. Alors bien sur on peut dire beaucoup de choses de Khadafi, et notamment qu’il n’était pas un démocrate. Mais le procès d’intention a justifié son meurtre suite à une invasion qui a coupé durablement le pays en deux en plus de rapprocher Daech de la France.
    Le “remède” s’est avéré 10 fois pire que le “mal” et est source de nombre de migrations aujourd’hui suite à déstabilisation de l’ensemble de la région sahélienne.

    Et c’est la même chose en Syrie : contre le salaud d’Assad il fallait agir, il y avait devoir d’ingérence. Résultat la Syrie est devenue le terrain de jeu de toutes les puissances qui cherchent à tirer profit de sa désagrégation. Et là encore, suite à l’irresponsabilité de puissances dominantes (dont la France) terroristes d’une part et réfugiés d’autres part pullulent et se répandent.
    Une seule armée étrangère est légalement présente en Syrie : l’armée Russe. Et cela sur un principe simple : c’est Assad qui l’a appelée. C’est cela le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes : le pouvoir légal (pas forcément joli-joli mais légal) appelle qui il veut à la rescousse. Mais cela ne signifie pas pour autant que les dictateurs peuvent faire tout et n’importe quoi : le Conseil de sécurité peut donner mission à un pays (ou une coalition de pays) d’agir pour rétablir le droit. Or, la France (et les autres puissances avec) n’est pas mandatée en ce sens. La politique de la canonnière produit le chaos.

    Pour conclure je réitère : on ne stoppe pas l’immigration par des mesures administratives. En revanche, comme l’exprime si bien le film “la 25ème Heure” de Spike Lee, on n’échappe pas aux conséquences de ses actes. Immigration massive et terrorisme ne sont que la monnaie de la mauvais pièce que nous jouons au monde. Changeons avant qu’il ne soit trop tard.
    antoinesavagnier valide l'idée
    a écrit : Immigration, un sujet à réinterroger 2020-11-17 16:42:24 +0100
    Il faut interdire tout visa et des sanctions économiques au gouvernement qui pille leur Etat, détruise leur pays, développe la corruption, réduise à néant tout développement, souvent par des politiques autoritaires et sont incapables d’avoir un État civil qui fonctionne et qui recense sa population. Les Narco État existent. Développer des bonnes relations avec ce type de pays s’appellent d’ailleurs la France Afrique et entre dans le cadre du néo-impérialistes. Les communistes ont le devoir de ne pas travailler avec ce type de pays, d’encourager et aider les formations politiques qui œuvrent à la justice sociale, l’amélioration de leur État et au développement de leur pays. Cela peut être par l’asile si des individus sont menacés mais ce ne peut pas être en laissant le départ des forces vives travailleuses et intellectuels de leur pays pour des raisons économiques. Cuba et d’autres pays socialistes n’ont pratiquement jamais faciliter le départ de leur population malgré de nombreux embargos et leurs difficultés économiques. En revanche, lorsque les populations font tomber ce type d’État, il faut travailler à des accords gagnant gagnant de coopération. Il ne faut pas encourager un gouvernement qui laisse partir sa population, ferme les yeux sur la traite de migrants qui voit des enfants se noyer en Méditerranée.
    lzagorac valide l'idée
    a écrit : Immigration, un sujet à réinterroger 2020-11-17 15:20:22 +0100
    “Si le pays ne coopère pas, il faut interdire tout visa et des sanctions économiques”
    Je suis désolé mais cela me semble :
    - impérialiste : de quel droit imposerions-nous nos critères à un pays tiers ?
    - inhumain : des dizaine et des dizaines de milliers continuerons de se noyer dans la la Méditerranée et en mer des Comores (Merci Visa Balladur).

    Oui, sortons de l’idée manichéenne que l’immigration est bonne ou mauvais car ce n’est pas la question. Elle est un fait. Elle est un fait qu’à moins d’un gouvernement mondial nous ne pourrons pas empêcher. Il s’agit donc de la gérer au mieux, et d’abord en respectant le devoir d’asile que nous imposent les textes signés par la France.
    antoinesavagnier valide l'idée
    a écrit : Immigration, un sujet à réinterroger 2020-11-16 17:18:21 +0100
    L’idée est de sortir de cette idée manichéenne pour ou contre l’immigration. La question n’est pas de dire qu’il n’y aura plus d’immigration ou de rejeter toute forme d’immigration, cela n’est pas le propos et cela ne correspond pas à l’histoire de l’humanité. Toutefois, on peut réfléchir à la maîtriser et faire la différence par exemple entre un séjour et une installation, également considérer qu’il faut “déssentialiser” l’immigration qui n’est en soi ni bonne, ni mauvaise.

    Je reprend la phrase “Certains prétendent que l’immigration massive de travailleurs est une nécessité, voire un bienfait du monde contemporain”. On n’a le droit de sortir de cette façon de concevoir le monde.

    Je ne reviens pas sur les conséquences du régime capitaliste, de l’impérialisme, du réchauffement climatique où des millions d’hommes sont contraints au cruel exil en terre étrangère, loin de leur ciel et de leur peuple, parce qu’ils n’ont pas de travail chez eux.

    Toutefois, entre temps, jusqu’à ce que les hommes ne seront plus contraints, lorsqu’il n’y a pas eu de changement profond du système économique, nous devons maîtriser la situation. La question est plutôt : Est ce qu’aujourd’hui, il y a une nécessité à l’immigration en France ? Démographiquement, on peut considérer que non ce qui n’est pas le cas d’autres pays européens. Sur la question de l’emploi, on peut considérer que pour les métiers sous tension cela favorise le patronat et cela désinvestit l’Etat de certains secteurs à bas salaires et ou à ne pas augmenter les conditions de travail, ou investir dans de meilleurs équipements. La réponse peut être aussi oui car des pays en voie de développement ont besoin de gens formés, techniciens et d’ingénieurs, d’intellectuels et qui n’ont pas les capacités à les former sur place à un niveau qui leur permet de répondre aux taches à résoudre. Pour cela, il convient de favoriser une immigration plutôt étudiante plutôt qu’une autre d’ordre économique et familiale.

    Pour le droit d’asile, l’actualité récente nous le prouve et on voit qu’à partir de la constitution de 1958 :" Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d’asile", on peut interpréter la situation de différentes manières et des juges le font. On pourrait y ajouter des critères pour les personnes persécutées comme la non atteinte aux droits de l’homme et une action en faveur de l’égalité dans cette phrase.

    Maîtriser l’immigration? Par quel moyens ? Car apparemment, c’est impossible. Pour l’immigration officielle, il faut déjà augmenter les moyens humains pour les actions du ministère de l’intérieur pour traitement humainement et dans des délais raisonnable ceux qui en font la demande. Sinon, cela se fait par des visas ou le droit d’asile. Beaucoup de choses ont été faite sur les visas comme le fait pour les étrangers qui sont amenés à venir fréquemment en Europe pour des raisons familiales ou professionnelles et qui respectent leurs obligations et devoirs et qui ne menace pas la sécurité intérieur d’être dispensés des contrôles habituels et bénéficier d’une procédure allégée. En revanche, lorsque la fraude documentaire à l’état civil est courante dans certains pays, il faut établir des contrôle très stricte, voir des interdiction et des sanctions. Lorsque l’entrée en France a été refusée, l’étranger doit être renvoyé soit dans son pays d’origine par un retour volontaire et forcé après plusieurs rappels qui ne peut excédé un an, s’il résulte de l’examen de sa demande qu’il n’y court pas de risque, soit, dans le cas contraire, vers un pays d’accueil dans lequel il pourra être légalement admis.
    De plus, on peut avec les moyens numériques actuels permettre à une personne de demander un visa mais aussi l’asile directement par internet de n’importe quel endroit avec une réponse dans les 6 mois. Il faudrait supprimer la demande du droit d’asile à l’entrée du territoire français afin de supprimer ses centres de rétention inhumanisante. Il convient d’en finir avec le réglement de Dublin et d’accueillir dignement ceux qui font une demande légitime de droit d’asile, de ne pas accorder le droit d’asile qui ne prête pas à l’interprétation c’est à dire à "Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté et de l’égalité qui n’a pas atteint aux droits de l’homme et à la liberté de conscience " et de renvoyer les déboutés dans des pays sûrs après un examen qui ne doit pas excédé un an.

    On doit punir sévèrement les trafiquants d’être humains et les employeurs d’immigrés irréguliers s’apparentant à une nouvelle traite d’être humains.
    Il faut faire en sorte que toute personne entrée en situation irrégulière sans titre de séjour ne pourra pas ouvrir de comptes bancaires, ou en bloquant ses comptes bancaires s’il n’a pas respecté les rappels aux retours volontaires. Il lui sera interdit le transfert d’argent par des fonds type western Union et n’aura aucun accès à service public sauf en cas de maladie après examen d’un médecin. De plus, on peut légitiment exiger que les frais médicaux qui ne relèvent pas de l’urgence, devront être remboursé par le pays d’origine.

    Dans la situation actuelle, on peut démultiplier les visas pour étudiants étrangers et freiner les règles de visas économiques, le regroupement familiale où 66% des français sont pour favorable à modifier les critères du regroupement familiale. On pourrait modifier par exemple les critère de ressources pour le regroupement familiale en moyenne par exemple à 2 Smic pour une famille avec un enfant dans les métropole et le maintenir à un SMIC dans les villes où il n’y a pas de tensions sur le marché du logement. On sait que cette condition dans le regroupement familiale favorise les marchands de sommeil et ne permet pas de vivre dignement dans les métropoles. De plus, on peut considérer que la procédure légale doit s’appliquer de la même manière aux Algériens qui ont des dispositions qui datent de 1968 et qui font qu’ils ont un régime d’exception qui n’a pu lieu d’être.

    Pour tout mineur étranger isolés de moins de 18 ans en situation irrégulière, il doit être prise en charge et sous tutelle de l’aide sociale à l’enfance qui devra retrouver ses parents dans son pays d’origine ou être placé dans une structure d’aide à l’enfance dans son pays d’origine s’il n’a pas de parents ou s’il n’a pas de papiers. S’il a commis des actes et délits de droit commun encourant de la prison ferme, il faudra le renvoyer dans son pays d’origine.

    Si le pays ne coopère pas, il faut interdire tout visa et des sanctions économiques.
    lzagorac valide l'idée
    a écrit : Immigration, un sujet à réinterroger 2020-11-15 19:35:24 +0100
    Je ne suis pas d’accord du tout avec cette proposition, tout simplement parce qu’elle n’est pas réalisable.
    Concrètement, comment “faire une pause sur l’immigration officielle et clandestine”? C’est ce que tous les gouvernements s’évertuent de faire depuis des décennies en durcissant toujours plus les conditions de l’accueil, au point d’en arriver à nier les fondements du devoir d’asile, au point de fermer les centres d’accueil et d’obliger les réfugiés à devenir des SDF sans droits, au point d’amener les policiers à pourrir leurs tentes, vêtements et nourriture au gaz lacrymogène… en pure perte l’échec est total : les réfugiés restent et d’autres continuent d’affluer.
    La réalité est qu’il n’y a pas de moyen de stopper ce phénomène à court ou moyen terme. Et il faudrait en finir avec la prédation capitaliste planétaire pour réussir à le stopper sur le long terme. Et c’est là un véritable objectif du communisme.
    Bien sûr que nos camarades ne sont pas racistes, bien sûr que le camarade qui a écrit cette proposition n’est pas raciste. En revanche il se fourvoie comme nos gouvernants depuis des décennies s’il s’imagine que des décisions administratives peuvent stopper l’émigration. L’émigration, aussi vieille que l’humanité, est partie prenante de la condition humaine. Homo-Sapiens est né en Afrique et a colonisé le monde. Ensuite les brassages de populations n’ont jamais cessé. Ils sont naturels et nécessaires, car les migrants sont un apport de sang neuf et d’idées nouvelles pour la communauté établie.
    En conclusion je dirai que plutôt que de chercher à fermer nos frontières et à faite de la Méditerranée un cimetière géant, accompagnons le mouvement en retrouvant notre devoir d’accueil. Cela passe bien par une répartition sur l’ensemble du pays (et L’UE) comme le propose le camarade.
    antoinesavagnier valide l'idée
    a publié une idée Immigration, un sujet à réinterrogerL’égalité des droits 2020-11-15 02:52:27 +0100

Participer à la coopérative des idées
en 3 étapes

Inscrivez-vous

Pour partager vos idées, vous devez d’abord vous créer un compte : ça prend 2 secondes !

Publiez, partagez vos idées

Santé, travail, sécurité… Publiez et partagez vos idées dans les thèmes de votre choix

Voir les thèmes

Soutenez les bonnes idées

Voter pour soutenir
les meilleures idées en cliquant sur
"Je soutiens"

En savoir plus